29 août 2010

Festival de fantômes poches

J'ai pas eu la main très heureuse avec mon double-bill de films de fantôme... Les Japonais et les Thaïlandais sont-ils les seuls à torcher quelque chose de potable dans ce domaine? Je commence de plus en plus à le croire. (Même si, en même temps, j'ai depuis longtemps fait une overdose de fillettes en robe de nuit aux cheveux noirs dans 'face.)

Ghost Month

USA, 2009


The Grudge meets Haunting in Connecticut! Un véritable pitch de vente de marde.

Une jeune fille cute mais fade accepte un poste de gardiennage de maison en plein désert... où habitent une jeune femme chinoise (Shirley To [on dirait un nom sorti tout droit d'Elvis Gratton]; son plus grand rôle à ce jour : Chinese Hooker #2, dans Crank : High Voltage; ouch) et sa vieille tante, toutes deux adeptes de jardinage, de spiritisme et autres chinoiseries de vengeances outre-tombe. Zzzzzzzzz...


Baiiiiiille..... C'eeeeest plaaaaate

Selon le calendrier chinois, le septième mois de chaque année est le mois au cours duquel les morts réussissent à s'extirper des griffes de l'enfer pour revenir foutre le bordel dans le monde des vivants... et selon moi, ça a donné un film plate en tabarnac! Dommage, cette histoire de mois des morts avait du potentiel. Huis-clos dull, jeune fille plus ou moins intéressante, femme chinoise agaçante, mal jouée, vieille tante sans intérêt, moments de peur pas épeurants (le comble), filmage de type « Canal Vie présente : le téléfilm effrayant plate de la semaine », qui n'est pas sans rappeler les reconstitutions dramatiques de Dossiers Mystères, dans le bon vieux temps de TQS,...

C'est super, super dull. Ne perdez pas d'énergie à tenter de trouver cette chose, et encore moins à la regarder. J'aurais pourtant dû me méfier dès le début. Extrait du générique :

Directed b
y Danny Draven;

Written by Danny Draven;

Produced by Danny Draven;

Edited by Danny Draven.

J'ajouterais à cela : Appreciated only by Danny Draven.

Deux sur 10.


Dark remains

USA, 2005



Un peu moins pire celui-là, quand même. Un couple dont la fille de 7 ans a été tuée en pleine nuit, dans son lit (doigts coupés (!), gorge ouverte au couteau de boucher,.. rien de moins!) décide de vendre la maison et de quitter la ville pour aller se ressourcer dans un trou perdu (en campagne), où ils ont loué une maison. Évidemment, la maison est hantée par les anciens occupants, qui se sont tous enlevés la vie entre les quatre murs. S'entremêlent alors les méchants revenants et le fantôme de leur petite fille, qui tente de les avertir du danger, alors que la mère sombre dans une dépression et que le père boit de plus en plus, et que... Baaaaaiiiiiille. Oh, et les fantômes apparaissent uniquement sur les photos prises par la mère,... Cliiiiiiiiiché! (photos, cliché, dans le sens de,... hum.)

S'ajoute à ce fouillis prévisible un genre de complot pas très clair (et pas très intéressant) impliquant (peut-être) le propriétaire qui leur a loué la maison ainsi que (peut-être) leur voisin le plus proche, et peut-être même aussi le shérif du coin, et la bibliothécaire, et ... zzzzzzzzzz. Oh, et y'a aussi un genre de sous-intrigue concernant une ancienne prison aujourd'hui désertée, pas très loin de la maison qu'ils ont loué, et,... zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz... [Tout cela sent à plein nez le « Hey les gars, mon oncle est responsable de la démolition d'une ancienne prison! On peut tourner là jusqu'à dimanche soir, gratos! Viiiiiiiite man, rajoute 10-12 pages de scénario avec la femme qui prend des photos dans la prison, en pleine nuit! Avec des fantômes de prisonniers pis toute! Le lien avec l'intrigue? AUCUN, mais c'est tellement cool! »] Une sous-intrigue greffée artificiellement, sans aucun intérêt. Qu'est-ce que je disais déjà? Ah, oui : zzzzzzzzzzzz...



Un peu mieux torché que Ghost Month (pas dur à battre) mais tout de même tout sauf intéressant, ou réussi. Acteurs plus ou moins à l'aise (direction d'acteurs inexistante; tout le monde cabotine comme bon lui semble, ruptures de tons, etc.); surabondance de foutus fantômes qui passent vite-vite en background avec une musique soudaine super forte, de fantômes qu'on voit uniquement sur les photos et de fantômes de petites filles qui tentent d'aider leur maman; personnages secondaires sans intérêt; sous-intrigues sans intérêt; filmage correct, sans grand éclat, mais tout de même correct.

Seul point fort : le coupage de doigts (!) et l'ouvrage de gorge de la p'tite, qui n'est jamais « expliqué », à savoir ont-ils retrouvé le meurtrier, quels étaient ses motifs, etc.

À fuir ici aussi, donc. J'aurais dû me claquer les trois Poltergeist en ligne, tant qu'à ça; le 2 et le 3 sont peut-être un peu à chier comparé au premier, mais ils restent tout d'même pas mal plus l'fun que ces deux somnifères.

Tiens, ici encore, j'aurais dû me méfier :

Directed by Brian Avenet-Bradley;

Written by Brian Avenet-Bradley;

Edited by Brian Avenet-Bradley;

Produced by Laurence Avenet-Bradley (sa femme);

Cinematography by Laurence Avenet-Bradley, etc.

Quatre sur 10.

**

Attention, je n'ai rien contre le cinéma avec crew restreint, indépendant, au contraire; je suis toujours le premier à encourager tout ce qui sort des sentiers battus d'Hollywood et autres pôles majeurs du cinéma; toutefois... pour avoir déjà participé à quelques (petites) productions (cégep et université), je sais pertinemment qu'il vaut toujours mieux s'entourer de bon nombre de collaborateurs, plutôt que de tenter de tout faire par soi-même... sinon, on ne voit plus clair, on manque de recul, on pense que tout ce qu'on fait est bon.

Et ça peut parfois donner deux films de fantôme de marde.

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25 août 2010

Les mots clés du mercredi

Voici quelques-unes des phrases entrées dans Google qui ont fait en sorte que quelques pauvres âmes égarées ont atteri ici même, chez Le docteur Pascal...

- viens dans ma vallée

- 42 bières 120 oz tuer couteau

- caissière provigo

- chandail de loup

- comment fini la série le vagabond the littlest hobo

- dans quel film américain pie un des gars se fait éjaculer dessus par une fille

- emmanuelle seigner cinglée malsaine

- fistfucking jusqu'au coude, jusqu'à l'épaule + vidéo

- grandeur ted dawson

- patterning fist fucking

- photo de copi du fouet d indiana jones à acheter

- prix non affiche metro bigras

- trailer park boys lunettes mal aux yeux

- victor morrow décapité

- vieilleries baisant sur la plage


[Merci à Google Analytics]

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24 août 2010

L'anecdote + Le visionnement

Il y a de ça quelques mois, je descends au sous-sol et j'me dis « Hey, The New York Ripper! Ça doit bien faire un bon 10 ans que j'ai pas vu ça. » Je mets la cassette dans le magnétoscope, j'éteins toutes les lumières, je m'installe avec mon lait au chocolat et j'appuie sur PLAY.



Bruit étrange, l'image prend du temps avant de kicker à l'écran,... FUCK!!!! J'ai compris une seconde trop tard. Je bondis du divan, appuie sur STOP, puis sur EJECT... rien à faire. Le ruban de la cassette est pogné ben dur dans le vidéo. Ah ben tabarnac.

Je viens de scrapper ma VHS originale de The New York Ripper, la cool édition d'Anchor Bay, celle avec le gros boîtier en plastique rouge!



Enragé, je sors le vidéo du meuble, débranche les fils RCA, arrache presque la plug du mur et me lance dans le garage avec le sacrament de sale.

Armé d'un tournevis étoile, j'ai envie de le poignarder à répétition, mais j'enlève plutôt le couvercle, déprends le ruban, réussis à extirper la cassette, réinsère le ruban du mieux que je peux dans le boîtier...



J'étais tellement en calisse! J'ai lancé le vidéo par terre, dans le garage toujours, sur le béton, près de la poubelle, prêt pour le truck à vidange du mardi. Je dois maintenant m'acheter un autre vidéo, j'ai encore trop de bonnes vieilles VHS à (re)visionner.

Criss de vidéo de marde. C'est pas comme si c'était la première fois que ça m'arrivait en 20 ans; c'est juste que ça fait plusse chier quand c'est un film original.

Maintenant, la tâche de me repogner un VHS s'annonce plus ardue que prévu;

Wal-Marde : magnétoscope gris d'une marque pourrite, 4 têtes, son mono,... MONO!

MONO!!!!!

Pourquoi pas la radio AM un coup parti? Un lecteur de 8-track? Une console Atari 2600 intégrée? Un gramophone?

Y'avait aussi, de la même marque de marde, un Vidéo/DVD... 2 appareils pour 1, certes, mais deux pourris? Wow, quel bon deal. Next.

Best Buy : uniquement VHS/DVD ensemble, meilleure marque, mais quelque chose comme 119 piasses. Euh, non. C'est pas les lecteurs DVD qui manquent dans la maison, j'en ai pas besoin d'un douzième.

Centre Hi-Fi : même chose qu'au Best Buy, mais avec des enregistreurs VHS/DVD en plus... (219 $, 329 $, etc.). Tu mets ta vieille VHS dans une fente, tu mets un DVD-R dans l'autre et tu copies ta cassette sur un disque. Pas pire, mais je veux garder mes vieilles VHS originales moi! Je veux pas recopier tous mes films en DVD-R. Du moins pas pour l'instant.



J'ai évidemment pensé au pawn shop, mais à quoi bon... 25 piasses pour un VHS qui a 14 ans de vie dans le corps, qui a enregistré 6 345 heures de téléromans à chier et qui a vu dérouler en lui 2 453 films loués? Euh, non. Aussi ben pitcher mon 25 piasses dans l'canal, juste en face de chez nous.

Hier, en allant souper chez mes beaux-parents, que ne vois-je pas sur la table de la salle à manger? Une télé avec un lecteur VHS intégré! Tsé, ce que tout le monde avait dans la cuisine, sur un p'tit meuble cheap en cartron, y'à de ça 15 ans? Une amie de ma belle-mère lui a fait ce cadeau. (?!?!)



À défaut de sauter de joie, j'ai sauté sur l'occasion. Allez hop, je lance l'antiquité dans ma voiture, direction : un certain sous-sol de Laval!

J'insère la cassette dans la fente, appuie sur PLAY, et... après quelques secondes de statique à l'écran, merci au ruban magané par mon esti de vidéo de marde, hourrah! Le film est intact. Moi qui suis habitué de regarder mes films sur une télé HD de 42 pouces, avec le son dans huit speakers disséminés un peu partout dans la pièce,... 'fallait me voir, installé sur le divan, cette petite télé sur une mini-table chancelante devant moi, même pas de télécommande (l'horreur! Je dois me lever, comme dans l'ancien temps! L'HORREUR!),... Étonnamment, l'image, ainsi que le son, sont vraiment top shape. Ne jamais sous-estimer Toshiba. C'est quand même pas une TV Le Choix du Président.


C'est ce qu'on appelle un setup à la bonne franquette


Bon dieu que mes murs sont drabes... ça manque cruellement de posters de Evil Dead

J'ai pris quelques notes pendant mon visionnement.

Compte rendu :

The New York Ripper
De Lucio Fulci - 1982



- Le film ouvre sur un vieux criss qui promène son chien sur le bord du fleuve Hudson; alors qu'il se penche, il dit, tout bonnement, comme ça, « Urgh, my balls. » [traduction libre : « Arg, mes couilles!, que je viens d'écrapoutre en me penchant... »] C'est tellement gratuit, c'est tellement n'importe quoi, que ça force le respect. Du grand Fulci.

- Le vieux lance un bâton, son chien le rapporte; le vieux relance le bâton, son chien le rerapporte; le vieux rerelance le bâton, son chien... ramène une main de femme, dans un état de putréfaction avancée, trouvée dans les buissons. Le vieux fait la même face que lorsqu'il s'est coincé les gosses, puis, gros plan sur la main dans la gueule du chien; arrêt sur image; générique. That's right. TOUT le générique défile sur l'image de la main dans la gueule du chien. Du grand Fulci.



- Une jeune femme en tenue affriolante se balade à vélo dans New York; avant d'embarquer sur le traversier, elle perd l'équilibre de façon totalement loufoque et non crédible et scrappe le côté passager d'une voiture arrêtée; le type pète les plombs et lui garroche :

« You women should stay home where you belong! You've got the brain of a chicken! »

[Traduction libre : « Ah, vous, les femmes,... vous devriez rester à la maison et ne jamais en sortir! Vous avez le cerveau d'une poule! »

Rien de moins.

- Les prises de vue du New York des années 80 sont excellentes : les rues, les voitures, le pont, le traversier, les peep shows, les cinémas,... la faune des années 80 dans toute sa splendeur. J'adore ces plans historiques de New York, façon Maniac, Basket Case, etc.

- Le premier meurtre du film, celui de la fille à vélo, est pas mal hardcore, quoique totalement raté avec ses effets cheaps. Mais ça demeure pas moins malsain à souhait [la fille se fait transpercer à répétition par une arme blanche, dans la voiture du type qui l'avait insulté avant d'embarquer à bord]. Quand vient le temps de descendre du traversier... la voiture, avec la fille morte à bord, ne bouge pas. Le gars derrière, dans son gros camion pickup, est tellement en tabarnac, qu'il rentre dans le cul de la voiture et la pousse violemment, dans le genre « AVANCE!, CALICE! » Ahahaah, trop bon. C'est tellement nowhere comme fin de scène! J'me pissais dessus.



- Fulci dans le rôle du chef de police! Ah ben sac à papier.

- Le tueur parle toujours avec une voix de canard, en personne comme au téléphone... genre Donald Duck... Freakant.

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) passe tout le film à jouer aux échecs... seul! Contre l'ordinateur d'un vieux jeu électronique Radio Shack pourri. On se croirait en 1982... Oh, right,...



- Le lieutenant Fred Williams fume TOUT LE TEMPS, PARTOUT, TOUT LE TEMPS, ET PARTOUT. Aaaaaaaah, les années 80,... quand on fumait au bureau, à l'hôpital (!), à la bibliothèque, en cour devant le juge,... Il doit fumer à peu près 285 cigarettes pendant le film.

-Un homme et une femmes fourrent font l'amour sur un lit, devant une foule d'excités, genre au Cinéma l'Amour,... Je regarde la femme et je me dis : « Hey!, c'est pas Zora Kerova ça?? Madame "je suis une hostie de folle" dans Anthropophagus?». Fin de la performance, elle se couvre, s'engouffre dans sa loge. C'est bien elle! Ah ben baptême. Je savais pas qu'elle avait fait une telle scène de cul, full frontal and all. Panne d'électricité. Extrait de dialogue : « Joe? Joe? That fuckin' asshole idiot Joe! Damn it, Joe! Is that you? Joe?! Son of a bitch! Joe? Is that you?? ». Pendant deux minutes. Insupportable. Puis, elle se fait tuer. D'aplomb. ...à coups de bouteille de vodka cassée!!! Rien de moins.



- Le lieutenant Fred Williams couche avec une prostituée... c'est peut-être aussi sa blonde, ce n'est pas très clair. Le lieutenant, à sa pute : « Don't be a dumb bitch... » Ha ahahah! Du grand Fulci. J'me pissais dessus.

- Le lieutenant Fred Williams fume directement sous une affiche NO SMOKING. Tordant.

- Une femme qui traîne dans un bar louche se fait passer le doigt... pardon, des orteils, sous la table (!!).


Les orteils du type font connaissance avec la madame


L'ami du type, visiblement excité par toute l'affaire, l'encourage à aller toujours plus profond loin

- Peu de temps après, la dame en question se fait tuer. D'aplomb. Elle se fait bousiller la gueule à coups de (scalpel??). Sick.



- À l'affiche d'un cinéma, au détour d'un plan rapide : An American Werewolf in London.

- La musique est pas mal poche... espèce de disco-jazz-fusion-moche... ouin.

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) a un penchant pour les revues cochonnes avec photos d'hommes seulement... au détour d'un plan rapide, alors qu'il feuillète une revue avant de l'acheter, on voit un gros plan de pénétration anale. Du grand Fulci.


Le lieutenant Fred Williams et le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu)

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) est toujours accompagné de son genre d'assistante, une jeune noire qui ne sert ABSOLUMENT À RIEN... elle lui tend des rapports, attend que les résultats sortent d'un espèce de gros ordinateur poche des années 80 (oh, right,...), le suit un peu partout, ne dit jamais un mot,... TOTALEMENT INUTILE.

- Arrive enfin le super meurtre sordide tant attendu... une femme (la pute, également connue sous le nom de « peut-être la blonde du lieutenant Fred Williams ») se fait découper à coups de lame de rasoir... Le ventre... l'oeil (sacré Fulci)... les mamelons... le visage... Malaise. Sick.











- Le tueur est finalement mis hors d'état de nuire. Il se mange une balle en pleine face, dans la joue, une balle qui lui passe bord en bord de la tête. Ouache! Nice.

- La fin est super poche. Défaut de montage? Bobines mélangées? Mystère.

- Générique. J'apprends sur IMDb que Michele Soavi jouait le rôle (non crédité) d'un type qui achète un journal. Ah ben calisse. L'ai même pas spotté.

Il me reste encore quelques bonnes vieilles Anchor Bay à revoir (j'en ai vendu au fil des ans... oui, je sais, moi aussi je me trouve vraiment cave d'avoir fait ça) :



L'automne s'annonce « VHS ».

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5 août 2010

MaNiAc

De William Lustig - 1980



Je me souviens que mon premier visionnement de Maniac m'avait beaucoup impressionné. À cette époque, j'allais chez mon père une fin de semaine sur deux (je devais avoir 12, 13 ans), et je me louais toujours 1 ou 2 films d'horreur (et une cassette Nintendo) au club vidéo du coin.

Maniac m'avait choqué. C'était pas mal dans mon top 3 des trucs les plus hardcore que j'avais vu dans ma vie. Je le rangeais aux côtés de l'excellent Basket Case, dans lequel on retrouve également un New York by night glauque, crissement pas rassurant.

Je ne l'ai jamais revu par la suite, à part les passes gore du film, quand je regardais ma vieille VHS de Tom Savini, un machin-truc de maquillages et d'effets sanglants produit par Fangoria.



Je l'ai revu récemment. Pas mal moins hardcore que dans mes souvenirs. J'ai bien aimé Joe Spinell par contre, qui a vraiment tout donné. Une vraie performance de mongol. Il va loin. Ça me surprend, à la limite, qu'il ait accepté d'aller si loin. Mais il a coécrit le film et l'a produit, si je ne m'abuse, alors il était réellement game. Tout un move pour un acteur mainstream, qui a côtoyé les plus grands.

Il passe littéralement tout le film à brailler, à chialer, à se lancer dans des monologues étranges, à longer les murs en se plaignant,... toujours les cheveux en broussaille sinon léchés vers l'arrière avec une tonne de Crisco, les yeux souvent pleins d'eau, le front sans cesse perlé de sueur,... Vraiment, sa présence est vraiment, vraiment dérangeante. Et sa respiration! On l'entend respirer (mal) pendant 1 h 30. Ça devient vraiment lourd, angoissant; chapeau à Lustig pour l'ambiance, et à Spinell bien sûr pour le malaise qu'il crée dans notre salon.



Les meurtres de Savini sont cools, surtout le coup de shotgun en pleine gueule, à travers un windshield, d'une violence inouïe, et la grande finale sur le lit, alors que les mannequins prennent vie et qu'ils décapitent le maniaque. C'est vraiment fucking dégueulasse. Mais dans l'ensemble... Je suis comme qui dirait un peu resté sur ma faim. Les lieux de tournage sont bons (sauf peut-être le cimetière recréé en studio), Spinell fait la job, son appartement est creepy à souhait, mais les actrices, les dialogues, l'enchaînement des péripéties,... Une panoplie de bémols, mais pas assez pour gâcher le plaisir de voir un film aussi extrême.

Maniac demeure un sacré monument, un film comme il ne s'en fait plus, un excellent album-souvenirs d'une époque révolue.

La bande-annonce est ici

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Cruising (Gay) Bar

J'ai lu récemment un recueil de conversations entre Al Pacino et le journaliste Lawrence Grobel, conversations qui s'étendent sur une période de plus de 30 ans. Je ne suis pas un fanatique de Pacino, mais le livre est vraiment intéressant, ne serait-ce que pour l'histoire entourant chacun des films auxquels il a participé.

Je me suis depuis lancé dans une croisade de voir tout ce que je n'ai pas vu de lui. Du moins les classiques des années 70 et 80.

Après avoir regardé (et apprécié) Dog Day Afternoon, ce fut au tour de Cruising, du cinglé Friedkin, que je connais très bien pour avoir vu et lu TOUT ce qui existe sur le tournage de L'Exorciste. Je me souviens qu'à l'époque, mon père voulait vraiment pas que je le regarde Cruising je veux dire, pas L'exorciste, que j'avais déjà vu (!!) quand il passait à la télé payante. Je comprends maintenant pourquoi.

Cruising
De William Friedkin - 1980



Friedkin n'a vraiment, vraiment pas fait dans la dentelle ici. Évidemment, il n'a pas l'habitude de faire des films pour enfants. Y'a un gros bloc dans le livre de Pacino qui parle de la controverse entourant ce film, du bordel que les gays ont foutu pendant le tournage, du bordel qu'ils ont foutu quand le film est sorti,...

Le 3/4 du film se déroule la nuit. Dans les bars gays de New York, sinon dans les rues, les ruelles et les parcs autour. Sombre, sombre, sombre. Et que dire des scènes DANS les bars... Ouch. C'est là que Friedkin fait tout exploser : des pipes, du lichage de mamelons, des pénétrations sauvages dans un coin sombre,... c'est quelque chose. Et le clou du spectacle : un fist fuck bien en règle, en plein bar, avec « enduisage » de vaseline jusqu'au coude avant de procéder. Hallucinant. Évidemment, on ne voit pas le poing rentrer, mais c'est à peu près tout ce qu'on ne voit pas. Ça « fesse » fort (...), je vous dis.

[Fist fuck : diminutif de l'anglais fist-fucking qui signifie faire l'amour avec le poing. Pénétration vaginale et/ou anale de la main entière, parfois au-delà du poignet, mais aussi de gadgets et ustensiles. La dilatation des orifices naturels doit faire l'objet d'un long apprentissage mutuel, et du respect des limites de chacun. Prévention : outre l'usage généreux d'un lubrifiant, pour prévenir notamment les risques de fissures anales, le port de gants de latex est vivement conseillé afin d'éviter tout risque de contamination.]



Les meurtres sont également pas piqués des vers. (Synopsis : les gays se font décimer dans le New York des années 80, par un tueur psychotique mystérieux. Pacino, policier de son état, est envoyé undercover dans le milieu afin de débusquer le tueur haineux au couteau à steak.) Les meurtres à l'arme blanche sont très sauvages, très brutaux. Friedkin a le don d'installer une tension avant l'inévitable.

Y'a également un punch assez solide dans les cinq dernières minutes, un espèce de revirement de situation plutôt fucked up... Ça m'a un peu mélangé, je ne savais plus trop quoi penser, mais en y repensant depuis... j'ai catché. Mieux vaut tard que jamais, comme dirait l'autre.



Visionnement recommandé; pour la faune new yorkaise du début des années 80; pour un Pacino en grande forme, comme toujours; pour une trallée de seconds rôles habitués des films policiers des années 70-80 (le toujours inquiétant Joe Spinell, Paul « je suis le père de la belle Mira » Sorvino, Ed « Married with Children » O'Neal, etc.); pour les scènes tournées en plein jour, pour se rappeler à quoi ressemblait New York à cette époque; pour le travail technique de Friedkin, impeccable bien sûr; pour le côté malsain de cette entreprise risquée, choquante.

À ne pas mettre entre toutes les mains, par contre. Comme disait mon père : « C'est pas un film pour les enfants. Va te coucher. »

Bande-annonce ICI

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3 août 2010

Dario, mon esti...

J'étais armé des meilleures intentions du monde, mais rien n'y fit : le plus récent Argento est un fiasco sans nom.

Giallo
De Dario Argento - 2009



Emmanuelle Seigner : wow. Tellement, tellement mauvaise. Teinture blonde cheap, une gueule moitié Louise-Josée Mondoux, moitié homme,... Elle est tellement fade, tellement absente, c'en est surréaliste. Et Adrian Brody, qui semble se demander ce qu'il fait là, à enchaîner cigarette sur cigarette, avec sa p'tite bette de chien battu et son passé trouble... Et le tueur, le tueur,... Qu'en dire? Et ces scènes de torture sur des tables de morgue, comme dans 43 films depuis les deux Hostel; j'avais parfois l'impression de regarder l'ultra mauvais Captivity, ou un épisode pourri de CSI, avec facture visuelle s'apparentant à un épisode de Monk,...



Méga, méga déception. Je pense même que je lui préfère le très poche Card Player, qui était autrefois mon barême quant à mon all-time low d'Argento.

Je ne pense pas qu'un éventuel director's cut sauvera les meubles. Je sais que la musique a été modifiée, je sais que le film a été remonté mollement par des producteurs véreux, mais je crois que ça ne change absolument rien au matériau d'origine, aux intentions du réalisateur; un véritable gâchis, que je ne veux plus jamais revoir de ma vie, version du réalisateur ou non.



Giallo : un solide 3 sur 10.

Pratiquement aussi mauvais que son débile Mother of Tears. En fait non, au moins, Mother of Tears était drôle (pour toutes les mauvaises raisons, j'en conviens). Ici, tout est à pleurer. Je n'aurais jamais pensé un jour donner un 3 sur 10 à un Argento. Et ça me fait vraiment chier, ne pensez pas que je le fais de gaieté de coeur.

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Un vieux classique canadien

L'autre jour, en fouillant dans l'incroyable collection de vieilles VHS rares et poussiéreuses de mon ami, je suis tombé sur...

- C'est quoi ça, RITUALS?
- Un vieux classique canadien.
- Si vieux que ça?
- 1977.
- En plein dans l'bon vieux temps des Cronenberg... comment ça j'ai jamais vu ça?
- Je l'sais-tu mwé...
- C'est quoi en français?
- Ils étaient cinq.
- Ah ben calice.

Rituals, aka The Creeper
De Peter Carter - 1977



Mais bien sûr que j'ai vu ça, Ils étaient cinq. À la télé payante, avec mon père, plus d'une fois même. C'est l'histoire d'une bande d'amis perdus en forêt... CINQ amis, pour être plus précis. Du moins au départ. Car un seul survivra. J'adore le titre en français, ce qui est plutôt rare.

J'ai évidemment emprunté ladite VHS. Comme toujours avec ce genre de film, c'est la même histoire que le Deliverance de Boorman, mais avec une touche plus... freak, je dirais. C'est Deliverance et Wrong Turn passés au blender. Le sempiternel mutant redneck fucké qui tue tout le monde dans les bois. Sauf qu'ici, on apprend en fin de parcours les motivations du tueur : une histoire de vengeance, en partie liée au métier qu'exerce un ou plusieurs des cinq hommes.



Ça vaut un visionnement, si toutefois vous réussissez à mettre la main dessus. La plupart des copies sont maganées (on parle ici de l'époque « guerre entre Beta et VHS »), et un DVD digne de ce nom reste à paraître (plusieurs bootlegs ou éditions cheaps à chier circulent un peu partout sur la toile).

Faits cocasses : entièrement filmé dans les forêts de l'Ontario, et dans l'hydravion, au début du film, un des cinq amis arbore fièrement une casquette des... Expos!



Pour la bande-annonce, c'est PAR ICI que ça se passe.

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2 août 2010

Le beau-pire

The Stepfather, du réalisateur du remake de Prom Night (ouch) et du scénariste du remake de Prom Night (re-ouch) - 2009



N'y allons pas par quatre chemins. Le film est poche. Évidemment. À quoi m'attendais-je? À un film poche, justement. J'ai vu l'original quand j'étais jeune, mais je n'en ai aucun souvenir. Je me souviens de la bette du beau-père et de Jill Schoelen, que je trouvais ben cute. Je ne crois pas le revoir un jour, j'ai comme l'impression que je trouverais ça ben ordinaire. J'ai aussi vu le 2 (j'avais le poster dans ma chambre) et le 3, dont j'ai encore moins souvenir.

On se retrouve ici devant un parfait exemple de film PG-13 : fade, peu sanglant (meurtres clean, peu ou pas de sang qui sort d'une plaie infligée par UN MORCEAU DE MIROIR CASSÉ PLANTÉ PROFONDÉMENT EN PLEINE JUGULAIRE, ciboire), extrêmement bavard, musique et effets spéciaux le volume à 10 pour nous faire stepper, le chat qui sort de la garde-robe en crachant pour nous faire bondir sur notre siège (sans doute le pire cliché de toute l'Histoire des films d'horreur de toute l'Humanité de tous les Temps de la Vie), une belle gueule rebelle dans le rôle du fils, sa blonde qui passe TOUT le film soit en bikini, soit en petite culotte et en camisole (je suis très sérieux), musique rock FM, 34 rebondissements impliquant des appels ou des textos sur un cellulaire, etc.



Ça me faisait penser à un mélange de Cellular, Disturbia (beaucoup) et, ben euh, pas mal tous les films d'horreur poches PG-13 sortis depuis quelques années (When a Stranger Calls, The Haunting in Connecticut, etc.).

a) Le beau-père trop axé sur la famille, sur l’union, sur la famille, sur l’importance d’être ensemble, sur l’importance de la famille, d’être unis, d’être,… Euh, freak, anyone? N’importe qui sur la terre le suspecterait dès le départ de vouloir en faire beaucoup trop.

b) La voisine d’en face croit le reconnaître suite à la diffusion d’un portrait-robot à America’s Most Wanted? Elle meurt dans des circonstances étranges. Le père de famille qui n’aime pas trop ce nouveau beau-père et qui commence à suspecter son passé… disparait sans laisser de trace. La sœur de la mère qui commence à suspecter le beau-père car il refuse de soumettre des papiers pour les impôts? Elle meurt dans des circonstances étranges. Euh, OK, c’est beau, je crois qu’on a compris le pattern. Mais pas les personnages dans le film, ‘faut croire.

c) Une finale super tendue (not) un soir de gros orage débile, dans le grenier, avec bataille interminable entre le fils beau et rebelle et le beau-père, tous deux semble-t-il invincibles (innombrables chutes en bas de toits, déboulage d'escaliers, etc.), sans jamais se péter la yeule solide).

d) Les… ah, pis fuck.

J’étais parti pour me rendre jusqu’à Z avec tous les points qui m’ont agacé, mais je crois que je vais plutôt aller me coucher, ce sera plus productif.

Deux ou trois idées étaient réellement bonnes, mais elles ont été exécutées soit à moitié, soit au quart de leur potentiel, la faute à un scénario « prenons les spectateurs pour des caves de 13 ans… » Oups, c’est vrai, c’est le public visé. Alors chapeau, j'imagine.

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Saw VI
De Kevin Greutert - 2009



Je dois dire d'emblée que je ne suis pas vraiment un fan des Saw. J'ai vu le premier au cinéma y'a 4-5 ans, et je l'avais trouvé... correct, sans plus. Je ne comprenais vraiment pas tout le hype qui entourait le film. J'avoue toutefois que de voir le Jigsaw se lever, à la fin, de comprendre que pendant tout ce temps-là, il était couché par terre à faire le mort, à observer la scène,... Trop fort.

Selon moi, des Saw, y'en a quatre;

1) Saw;

2) Saw II;

3) Saw III;

4) Saw IV, V et VI, c'est un long film interminable.

Le I, c'est celui des surprises, du nouveau. La marionnette en tricycle, avec cette voix et ce rire,... Superbement freakant.



Le II, c'est le genre de sous-Cube, avec une gang de personnages stéréotypés à mort pognés dans une baraque. Sans doute mon « moins préféré » de la série.

Le III, c'est celui de la grande finale, avec l'opération de la docteure sur Jigsaw; quel carnage!, que de folie meurtrière dans celui-ci! Mon préféré je crois. Et Shawnee Smith est tellement cute...

Là où ça se gâte selon moi, c'est avec les volets IV, V et VI, que je perçois comme un graaaand et loooong film d'enquête policière qui s'éternise, avec deux acteurs qui se ressemblent tellement qu'on en vient à les confondre (non mais, quelle mauvaise idée de casting!). Punch par-dessus punch par-dessus punch, des flashbacks de flashback dans les flashbacks de flashback,... ça devient lassant à la longue.

Je serais franchement bien en peine de départager les intrigues de ces trois films. J'en retiens toutefois des pièges bien tordus, en particulier un, qui m'a pratiquement levé le coeur : celui du type prisonnier d'un gros bassin dans lequel tombent des cochons pourris passés au grinder... FUCKING OUACHE! Le gars patauge dans une bouillie verdâtre-brunâtre nauséabonde,... épouvantable. Mémorable.



Évidemment, le fait que je trouve Costas Mandylor ultra mauvais n'aide vraiment pas. Presque aussi mauvais que Cary Elwes en docteur, dans le premier, et Donnie Wahlberg dans les volets subséquents. Bref, depuis le IV, je les regarde machinalement, sans trop y prendre mon pied, mais sans trop m'emmerder non plus.

Mais ce sixième volet, je l'ai trouvé pas mal! Je l'ai trouvé super gore, super violent, super malsain. Cyberpresse mentionnait que le film s'était mérité l'infâme cote « X » en Espagne, rien de moins! Alors oui, c'est un step up important comparé aux deux précédents. Je me suis une fois de plus perdu dans les 45 révélations/rebondissements, parce que je perds le fil conducteur depuis le IV, mais quand même.

Le film est bien torché, et les scènes de torture foutent le malaise parce qu'ENFIN, on en apprend davantage sur le passé du patron de la compagnie d'assurance, et donc on s'identifie à lui alors qu'il traverse ses différentes épreuves... y'a aussi quelques séries de punchs condensés dans les 15 dernières minutes, dont un en particulier, concernant une mère et son fils dans une cellule, que j'avais pas vu venir du tout! Bien fait, bien amené.

Alors oui, pourquoi pas, recommandé!

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La source de la vierge

Virgin Spring, aka Jungfrukällan
De Ingmar Bergman - 1960



Ça fait des années que j'entends dire que Virgin Spring est en quelque sorte l'inspiration de Craven pour son Last House on the gauche... « en quelque sorte »?!?

Last House est une copie carbone de Virgin, un remake en bonne et due forme du film suédois qui se traîne une réputation peu flatteuse, principalement en raison de sa scène de viol, pourtant très... sobre. J'avoue toutefois qu'à l'époque, il y a de ça tout de même 50 ans, le grand public s'attendait probablement à autre chose de Bergman que cette histoire bien sordide... car c'est à une véritable tragédie grecque que le grand réalisateur nous convie.

Le film est magnifique. Le pitch tient sur une napkin : Au 14e siècle, Karin, fille d'un riche paysan, part à cheval porter des bougies à l'église. Alors qu'elle traverse la forêt, elle tombe sur trois frères (je leur donne environ 35 ans, 30 ans et 8 ans (!) qui la viole et la tue. Par un pur hasard, les malfrats demandent asile à la maison de la jeune fille, et lorsque la mère réalise que les trois chenapans ont tué sa fille unique, chérie de son coeur,... la vengeance du père sera terrible.

Et que dire de ce père. L'incroyable Max von Sydow, bien sûr, acteur fétiche de Bergman. Quelle force! Quel regard! Quelle intensité! Cet homme a le don de nous faire TOUT comprendre au moyen d'un seul silence de 20 secondes à regarder au loin... de toute beauté. Je n'en attendais pas moins de lui, et fuck qu'il livre la marchandise.

Je ne peux que vous conseiller ce film, si vous ne l'avez pas encore vu; au diable le Craven, et au diable son remake 2009; ce ne sont pas de mauvais films, mais Virgin Spring est d'une telle puissance, d'une telle beauté,... Bergman sait filmer comme pas un. Ses cadrages, ses déplacements de caméra, sa direction d'acteurs,... tout est sublime.

Je le respecte toujours un peu plus à chaque film que je vois de lui. Même chose pour von Sydow. Un grand, définitivement, dans tous les sens du terme.



À voir de préférence en suédois, sous-titré bien sûr, à moins que vous ne soyez du genre à vous taper les instructions d'IKEA sur leur site en Suède.

8.5 sur 10

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1 août 2010

Un gros six pack

The Killing Room

De J. Liebesman - 2009



Du réal de Darkness Falls (ouache). Pas pire, mais quelque peu emmerdant. Horreur? Pas vraiment. Psychologique? Disons. Un film « à la Cube », ou « à la Saw », en huis clos, avec des énigmes à résoudre, sinon les gens meurent. Peter Stormare (yeah!) en méchant directeur d’une organisation gouvernementale secrète, et l’air bête de Chloe Sevigny dans le rôle de l’agent dont on se demande si elle a les reins suffisamment solides pour prendre les rennes de ce projet « spécial ». Quelques longueurs, un dernier 5 minutes flou qui lai
sse perplexe, quelques scènes chocs.



5.8 sur 10


Amusement
De J. Simpson - 2009



Trois histoires séparées, mais qui se rejoignent toutes lors du dernier acte. Un déséquilibré désir
e se venger des trois fillettes qui l’ont mis dans le trouble, au primaire, en les kidnappant et en les tuant toutes. Budget restreint, mais le cœur y est, et la performance des acteurs est ben correcte. Pas une seconde d’ennui, quelques aspects tirés par les cheveux dans les différents récits, du gore bien dosé… Fun! Et comment dire non à la belle Katheryn Winnick…



Un solide 6.5 sur 10


The Midnight Meat Train
De R. Kitamura - 2008



Celui-là j’ai vraiment pas aimé. J’ai lu la nouvelle de Barker quand j’étais jeune, je ne m’en rappelais donc plus (sauf l’aspect « boucherie dans le métro »). Effets sanglants gore (très gore!) ratés (foutus CGI de giclage de sang laitte de marde), acteurs somnambules, situations abracadabrantes, suspense absent,… un gros bof. Tsé quand tu fais « pause » pour aller chécker tes emails, pis 15 minutes plus tard tu fais « pause » pour aller manger, pis 25 minutes plus tard tu fais « stop » en te disant que tu le termineras demain, ou après demain, ou whatever
Le film est plutôt bien reçu pas mal partout où il passe. Mais pas chez nous, non monsieur. Grosse déception.



4.5 sur 10


Solstice
De D. Myrick - 2008



Wep, un film du dude qui a coréalisé Blair Witch Project. Une bande de jeunes au chalet des parents, une jumelle qui vient de perdre sa jumelle, cette dernière qui revient la hanter afin qu’elle découvre « le terrible secret » qui explique sa mort,… Bof. Ça sent le téléfilm pour les jeunes de 12 ans, mais ceci étant dit, tous les jeunes sont ben corrects dans leur rôle. Bof. Non, c’est pas eux le problème. C’est sans doute le scénario, d’un banal. Le suspense, raté. Je m’attendais à plus, beaucoup plus. 87 minutes avec longueurs, c’est jamais bon signe. Bof. (j'vous l'ai-tu dit?)




4.2 sur 10


Hit and Run
De E. McCallion - 2009



Pourri! Vu à Super Écran, un soir pluvieux… j’aurais dû aller jouer sous la pluie. Mal fait, mal pensé, mal exécuté; c’est comme le sketch dans Creepshow 2 (le gars qui se fait frapper par le char et qui ne veut pas mourir), mais étiré sur 1 h 30. Mal filmé, des tics de mise en scène agaçants, au secours! Pratiquement aussi mauvais que Vacancy 2 : First Cut.




Un solide 3 sur 10


Altered
De E. Sànchez - 2006



Wep, un film de l’autre dude qui a coréalisé Blair Witch Project. Mieux que celui de son compère, mais c’est tout de même pas les gros chars. Moi pis les films d’alien kidnappé et attaché sur une table dans un garage par 3-4 tarés qui désirent se venger parce que, plus jeunes, ils se sont faits kidnappés (et insérer un probe dans le cul et greffer un tracking device dans les intestins)… Pas trop souvent. C’est pas mauvais, y’a pas vraiment de temps morts, les acteurs sont passables, y’a quelques passages stressants quand l’alien disparait et qu’il faut le chercher dans le noir… Un début bof, une fin bof, un film potable mais à peine, sans intérêt, que je ne recommande pas vraiment.



5 sur 10

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