24 août 2010

L'anecdote + Le visionnement

Il y a de ça quelques mois, je descends au sous-sol et j'me dis « Hey, The New York Ripper! Ça doit bien faire un bon 10 ans que j'ai pas vu ça. » Je mets la cassette dans le magnétoscope, j'éteins toutes les lumières, je m'installe avec mon lait au chocolat et j'appuie sur PLAY.



Bruit étrange, l'image prend du temps avant de kicker à l'écran,... FUCK!!!! J'ai compris une seconde trop tard. Je bondis du divan, appuie sur STOP, puis sur EJECT... rien à faire. Le ruban de la cassette est pogné ben dur dans le vidéo. Ah ben tabarnac.

Je viens de scrapper ma VHS originale de The New York Ripper, la cool édition d'Anchor Bay, celle avec le gros boîtier en plastique rouge!



Enragé, je sors le vidéo du meuble, débranche les fils RCA, arrache presque la plug du mur et me lance dans le garage avec le sacrament de sale.

Armé d'un tournevis étoile, j'ai envie de le poignarder à répétition, mais j'enlève plutôt le couvercle, déprends le ruban, réussis à extirper la cassette, réinsère le ruban du mieux que je peux dans le boîtier...



J'étais tellement en calisse! J'ai lancé le vidéo par terre, dans le garage toujours, sur le béton, près de la poubelle, prêt pour le truck à vidange du mardi. Je dois maintenant m'acheter un autre vidéo, j'ai encore trop de bonnes vieilles VHS à (re)visionner.

Criss de vidéo de marde. C'est pas comme si c'était la première fois que ça m'arrivait en 20 ans; c'est juste que ça fait plusse chier quand c'est un film original.

Maintenant, la tâche de me repogner un VHS s'annonce plus ardue que prévu;

Wal-Marde : magnétoscope gris d'une marque pourrite, 4 têtes, son mono,... MONO!

MONO!!!!!

Pourquoi pas la radio AM un coup parti? Un lecteur de 8-track? Une console Atari 2600 intégrée? Un gramophone?

Y'avait aussi, de la même marque de marde, un Vidéo/DVD... 2 appareils pour 1, certes, mais deux pourris? Wow, quel bon deal. Next.

Best Buy : uniquement VHS/DVD ensemble, meilleure marque, mais quelque chose comme 119 piasses. Euh, non. C'est pas les lecteurs DVD qui manquent dans la maison, j'en ai pas besoin d'un douzième.

Centre Hi-Fi : même chose qu'au Best Buy, mais avec des enregistreurs VHS/DVD en plus... (219 $, 329 $, etc.). Tu mets ta vieille VHS dans une fente, tu mets un DVD-R dans l'autre et tu copies ta cassette sur un disque. Pas pire, mais je veux garder mes vieilles VHS originales moi! Je veux pas recopier tous mes films en DVD-R. Du moins pas pour l'instant.



J'ai évidemment pensé au pawn shop, mais à quoi bon... 25 piasses pour un VHS qui a 14 ans de vie dans le corps, qui a enregistré 6 345 heures de téléromans à chier et qui a vu dérouler en lui 2 453 films loués? Euh, non. Aussi ben pitcher mon 25 piasses dans l'canal, juste en face de chez nous.

Hier, en allant souper chez mes beaux-parents, que ne vois-je pas sur la table de la salle à manger? Une télé avec un lecteur VHS intégré! Tsé, ce que tout le monde avait dans la cuisine, sur un p'tit meuble cheap en cartron, y'à de ça 15 ans? Une amie de ma belle-mère lui a fait ce cadeau. (?!?!)



À défaut de sauter de joie, j'ai sauté sur l'occasion. Allez hop, je lance l'antiquité dans ma voiture, direction : un certain sous-sol de Laval!

J'insère la cassette dans la fente, appuie sur PLAY, et... après quelques secondes de statique à l'écran, merci au ruban magané par mon esti de vidéo de marde, hourrah! Le film est intact. Moi qui suis habitué de regarder mes films sur une télé HD de 42 pouces, avec le son dans huit speakers disséminés un peu partout dans la pièce,... 'fallait me voir, installé sur le divan, cette petite télé sur une mini-table chancelante devant moi, même pas de télécommande (l'horreur! Je dois me lever, comme dans l'ancien temps! L'HORREUR!),... Étonnamment, l'image, ainsi que le son, sont vraiment top shape. Ne jamais sous-estimer Toshiba. C'est quand même pas une TV Le Choix du Président.


C'est ce qu'on appelle un setup à la bonne franquette


Bon dieu que mes murs sont drabes... ça manque cruellement de posters de Evil Dead

J'ai pris quelques notes pendant mon visionnement.

Compte rendu :

The New York Ripper
De Lucio Fulci - 1982



- Le film ouvre sur un vieux criss qui promène son chien sur le bord du fleuve Hudson; alors qu'il se penche, il dit, tout bonnement, comme ça, « Urgh, my balls. » [traduction libre : « Arg, mes couilles!, que je viens d'écrapoutre en me penchant... »] C'est tellement gratuit, c'est tellement n'importe quoi, que ça force le respect. Du grand Fulci.

- Le vieux lance un bâton, son chien le rapporte; le vieux relance le bâton, son chien le rerapporte; le vieux rerelance le bâton, son chien... ramène une main de femme, dans un état de putréfaction avancée, trouvée dans les buissons. Le vieux fait la même face que lorsqu'il s'est coincé les gosses, puis, gros plan sur la main dans la gueule du chien; arrêt sur image; générique. That's right. TOUT le générique défile sur l'image de la main dans la gueule du chien. Du grand Fulci.



- Une jeune femme en tenue affriolante se balade à vélo dans New York; avant d'embarquer sur le traversier, elle perd l'équilibre de façon totalement loufoque et non crédible et scrappe le côté passager d'une voiture arrêtée; le type pète les plombs et lui garroche :

« You women should stay home where you belong! You've got the brain of a chicken! »

[Traduction libre : « Ah, vous, les femmes,... vous devriez rester à la maison et ne jamais en sortir! Vous avez le cerveau d'une poule! »

Rien de moins.

- Les prises de vue du New York des années 80 sont excellentes : les rues, les voitures, le pont, le traversier, les peep shows, les cinémas,... la faune des années 80 dans toute sa splendeur. J'adore ces plans historiques de New York, façon Maniac, Basket Case, etc.

- Le premier meurtre du film, celui de la fille à vélo, est pas mal hardcore, quoique totalement raté avec ses effets cheaps. Mais ça demeure pas moins malsain à souhait [la fille se fait transpercer à répétition par une arme blanche, dans la voiture du type qui l'avait insulté avant d'embarquer à bord]. Quand vient le temps de descendre du traversier... la voiture, avec la fille morte à bord, ne bouge pas. Le gars derrière, dans son gros camion pickup, est tellement en tabarnac, qu'il rentre dans le cul de la voiture et la pousse violemment, dans le genre « AVANCE!, CALICE! » Ahahaah, trop bon. C'est tellement nowhere comme fin de scène! J'me pissais dessus.



- Fulci dans le rôle du chef de police! Ah ben sac à papier.

- Le tueur parle toujours avec une voix de canard, en personne comme au téléphone... genre Donald Duck... Freakant.

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) passe tout le film à jouer aux échecs... seul! Contre l'ordinateur d'un vieux jeu électronique Radio Shack pourri. On se croirait en 1982... Oh, right,...



- Le lieutenant Fred Williams fume TOUT LE TEMPS, PARTOUT, TOUT LE TEMPS, ET PARTOUT. Aaaaaaaah, les années 80,... quand on fumait au bureau, à l'hôpital (!), à la bibliothèque, en cour devant le juge,... Il doit fumer à peu près 285 cigarettes pendant le film.

-Un homme et une femmes fourrent font l'amour sur un lit, devant une foule d'excités, genre au Cinéma l'Amour,... Je regarde la femme et je me dis : « Hey!, c'est pas Zora Kerova ça?? Madame "je suis une hostie de folle" dans Anthropophagus?». Fin de la performance, elle se couvre, s'engouffre dans sa loge. C'est bien elle! Ah ben baptême. Je savais pas qu'elle avait fait une telle scène de cul, full frontal and all. Panne d'électricité. Extrait de dialogue : « Joe? Joe? That fuckin' asshole idiot Joe! Damn it, Joe! Is that you? Joe?! Son of a bitch! Joe? Is that you?? ». Pendant deux minutes. Insupportable. Puis, elle se fait tuer. D'aplomb. ...à coups de bouteille de vodka cassée!!! Rien de moins.



- Le lieutenant Fred Williams couche avec une prostituée... c'est peut-être aussi sa blonde, ce n'est pas très clair. Le lieutenant, à sa pute : « Don't be a dumb bitch... » Ha ahahah! Du grand Fulci. J'me pissais dessus.

- Le lieutenant Fred Williams fume directement sous une affiche NO SMOKING. Tordant.

- Une femme qui traîne dans un bar louche se fait passer le doigt... pardon, des orteils, sous la table (!!).


Les orteils du type font connaissance avec la madame


L'ami du type, visiblement excité par toute l'affaire, l'encourage à aller toujours plus profond loin

- Peu de temps après, la dame en question se fait tuer. D'aplomb. Elle se fait bousiller la gueule à coups de (scalpel??). Sick.



- À l'affiche d'un cinéma, au détour d'un plan rapide : An American Werewolf in London.

- La musique est pas mal poche... espèce de disco-jazz-fusion-moche... ouin.

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) a un penchant pour les revues cochonnes avec photos d'hommes seulement... au détour d'un plan rapide, alors qu'il feuillète une revue avant de l'acheter, on voit un gros plan de pénétration anale. Du grand Fulci.


Le lieutenant Fred Williams et le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu)

- Le psychologue de la police (un type fade, gay et barbu) est toujours accompagné de son genre d'assistante, une jeune noire qui ne sert ABSOLUMENT À RIEN... elle lui tend des rapports, attend que les résultats sortent d'un espèce de gros ordinateur poche des années 80 (oh, right,...), le suit un peu partout, ne dit jamais un mot,... TOTALEMENT INUTILE.

- Arrive enfin le super meurtre sordide tant attendu... une femme (la pute, également connue sous le nom de « peut-être la blonde du lieutenant Fred Williams ») se fait découper à coups de lame de rasoir... Le ventre... l'oeil (sacré Fulci)... les mamelons... le visage... Malaise. Sick.











- Le tueur est finalement mis hors d'état de nuire. Il se mange une balle en pleine face, dans la joue, une balle qui lui passe bord en bord de la tête. Ouache! Nice.

- La fin est super poche. Défaut de montage? Bobines mélangées? Mystère.

- Générique. J'apprends sur IMDb que Michele Soavi jouait le rôle (non crédité) d'un type qui achète un journal. Ah ben calisse. L'ai même pas spotté.

Il me reste encore quelques bonnes vieilles Anchor Bay à revoir (j'en ai vendu au fil des ans... oui, je sais, moi aussi je me trouve vraiment cave d'avoir fait ça) :



L'automne s'annonce « VHS ».

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22 avril 2007

VHS 10

Déménagement oblige, j'ai commencé à "faire" des boîtes la semaine dernière. Évidemment, j'ai déjà douze boîtes de films et de livres près de la porte. C'est en manipulant mes centaines de vieilles VHS que je me suis questionné à savoir si j'avais réellement envie de transposer cette collection dans ma nouvelle maison. Je sais que la réponse est Pas vraiment, voire carrément Non, mais je semble lutter quand même, comme si je tentais de me convaincre que je n'avais pas changé, que j'aimais toujours autant les films d'horreur, que je n'avais pas passé à autre chose.

Le meilleur exemple d'une grande époque aujourd'hui révolue est sans contredit lorsque j'ai mis la main sur cette vieille pochette poussiéreuse de Ça fait peur, version française de Terror on Tape.













Ça fait peur n'est pas un film d'horreur; c'est un collage, un montage, un outil honteusement promotionnel déguisé en cadeau pour les fans. Sorti en 83 (en 85 pour la version française que j'ai entre les mains), ce que je croyais être un film (j'ai toujours eu cette fâcheuse habitude de ne jamais lire derrière la pochette, encore aujourd'hui) s'est finalement avéré être un assemblage des scènes les plus "saisissantes" (dixit la pochette) d'une dizaines de films.

[Après quelques recherches, il appert que TOUS les extraits proviennent de films sortis tout droit du catalogue du distributeur de Ça fait peur, d'où "outil honteusement promotionnel", car bonjour l'objectivité; ce n'est pas aux scènes des films les plus terrifiants auxquels nous avons droit ici, mais bien aux scènes les plusses moins pires de l'arsenal de films poches acquis par Continental Video. Il ne faut toutefois pas oublier qu'en 1983, alors que le marché de la vidéo était en plein essor, il n'était pas aussi évident qu'aujourd'hui pour un distributeur de faire voir ses bandes annonces au plus grand nombre, d'où ce Ça fait peur et sa ribambelle de morceaux sanguinolents.]

Voici ce que j'aurais su si je m'étais donné la peine de lire la pochette:

"Entrez dans le plus étrange vidéo club du monde. Celui où les clients ne viennent louer que des cassettes de films d'horreur... et vivant des moments plus effrayants que tout ce qu'ils auraient pu imaginer!

Tour à tour, le diabolique propriétaire leur fait visionner et subir les passages les plus abominables des films les plus cauchemardesques tournés à travers le monde."

Alors voilà. Animé par Cameron Mitchell, pseudo légende du cinéma de genre (tous les genres), Ça fait peur se déroule dans un club vidéo en carton-pâte sentant le studio à plein nez. Quelques pochettes sur les étagères, quelques affiches (dont une du film lui-même !!) sur les "murs", des toiles d'araignée et un cercueil debout près de la porte, et le tour est joué. Bienvenue dans le plus chiche des clubs vidéo de toute l'Histoire.

Trois clients se succèdent dans cet antre trop moche pour être crédible : un gros puceau à lunettes qui a peur de son ombre (Mark Fenske, deux-trois autres trucs sans intérêt par la suite, et hop, fin de sa carrière), un gars de la construction qui n'a peur de rien (Tim Noyes, son premier et dernier rôle, heureusement) et une vampire nymphomane folle qui semble jouir à la simple vue de sang et de violence (Michelle Bauer, 115 films à son actif, APRÈS Ça fait peur). On peut véritablement parler de tremplin dans son cas, quoique la compétition n'était pas très forte; vous êtes un producteur véreux et vous devez choisir entre un poltron encore dans les jupes de sa mère, un macho de la construction et une vampire nymphomane folle à la poitrine affolante,... Poser la question, c'est y répondre. Ceux qui ont répondu A ou B, vous êtes recalés.

La pochette est quelque peu trompeuse en cela qu'elle clame à qui veut bien le lire (pas moi) "Avec Nastassïa (SIC) Kinski, Christopher Lee, James Earl Jones, Jose' (SIC) Ferrer, John Carradine" et autres, toutes des grosses pointures du cinéma déviant ou non, le problème étant que ces gros canons n'apparaissent que quelques secondes (ou moins) dans un extrait d'un film qu'ils souhaiteraient probablement tous n'avoir jamais tourné. Ce qui ressemble à un film de rêve regroupant toute cette brochette de noms se transforme rapidement en festival de montage raté, et c'est là que commence la soirée de déconne entre potes.

En balançant la cassette (très lourde, car à l'époque, elles étaient remplies à pleine capacité de ruban, peu importe la durée du film) dans le vidéo, j'ai eu droit au message d'intérêt suivant :

"Les barres de couleurs qui suivent sont à votre disposition afin d'ajuster votre téléviseur."











Ces magnifiques barres de couleurs, avec biiiiiiiiiiiiiiip strident comme fond sonore relaxant, sont restées à l'écran pendant un gros... trois secondes. J'ai même reculé deux fois pour compter. Trois secondes! Le temps de se lever et de commencer à penser se diriger vers la télé pour faire les ajustements, pouf!, pus de barres, et le film commence. Bravo.

Là où ça se corse, mais également là où ça devient plus intéressant, c'est dans la version française de toute cette entreprise. Continental Video détenait bien évidemment les droits de tous les films présentés dans cette compilation, mais pour ce qui est des versions françaises de ces mêmes films,... pas nécessairement. Et imaginez tout le travail de reprendre les mêmes extraits en français et de... NON! Pas le temps, pas d'argent. La solution? On double tout ça à la va-vite, le temps d'un après-midi, deux ou trois gars pour toutes les voix d'hommes, et tiens, une seule fille pour TOUTES les voix de femmes, ça devrait suffire. C'est parti!

Le résultat est pathétique. Le son est minable, les voix sont monotones, à peine synchronisées avec les lèvres des "comédiens", et que dire justement de ces quatre personnages, à part qu'ils sont tous pénibles à voir et à entendre... Leur jeu est théâtral, surjoué, stéréotypé à outrance, bref, on se croirait en présence de quatre Sean Penn dans un seul et même lieu. Évidemment, ces quatre guignols ont la même voix que tous les personnages dans tous les extraits de film, ce qui ajoute à la confusion/l'amusement/l'agacement, selon le camp que le spectateur aura choisi. Oh, et une des voix d'homme est, j'en suis certain, la voix de Scott dans L'opéra de la terreur. C'est tout.

La musique, rajoutée en post-prod par-dessus les extraits, provient des films de Lucio Fulci (j'ai reconnu deux ou trois mélodies), mais cet emprunt n'est mentionné nulle part, pas plus sur la pochette qu'au générique. Scandale !

En dernier lieu, il est bon de rappeler le travail technique non existant qui mine cette version française à chaque tournant; au cours des extraits, le son augmente et diminue sans cesse (trop fort lorsqu'en présence d'effets sonores et de cris, pas assez pendant les dialogues puisque le doublage embarque avec les trois ou quatre même voix affreuses), des irrégularités au niveau des titres de film annoncés au bas de l'écran, bref, un fiasco sur toute la ligne, mais je trouvais ça pas mal à l'époque, quelque part au début des années 90, alors que j'avais 13-14 ans.

[À noter que les titres ci-dessous sont tels qu'ils apparaissent au bas de l'écran au début de chaque extrait]

Ça fait peur, ça non, mais plaisir garanti!

***

Return of the Alien Deadly Spawns










Probablement un des meilleurs films de tout le catalogue de Continental Video. Un film fauché à l'os, mais tellement fun, tellement gore, tellement sincère! Un vrai bel hommage au cinéma de science-fiction et d'horreur des années 50-60-70, et une fois de plus, tellement sanglant! Les extraits montrés m'avaient marqué, mais ce n'est que des années plus tard que j'ai vu le film. Très bien.


Vampire Hookers













Jamais vu ce film nulle part. Pas que j'avais le goût de le trouver, encore moins de le voir. M'a toujours semblé plutôt moche (peut-être en partie en raison du doublage complètement dans le champ). Oh, et une perle de mauvaise traduction; un des personnages dit clairement (on le voit sur ses lèvres) I'm leaving, first thing in the morning. [signifiant dès l'aube, ou aussitôt le soleil levé]. Traduction Ça fait peur : Je pars, première chose le matin.

?!?

Blood Tide











La raison pour laquelle le nom de James Earl Jones apparaît sur la pochette. En passant, sur la photo, c'est un monstre sous-marin qui croque une fille qui se baignait dans la mer. Cette scène est d'ailleurs pas mal du tout; belle cinématographie sous l'eau, belle fille, musique à chier... Voilà un autre film que je n'ai jamais vu nulle part, alors bravo au marketing raté de Continental Video.


Cathy's Curse













Ah, celui-là, je l'avais déjà vu à la télé payante sous le titre Une si gentille petite fille... J'étais jeune, j'habitais encore à Montréal-Nord, et ça m'avait traumatisé ben raide (le film, pas d'avoir habité à Mtl-Nord. Quoique...) De revoir les extraits du film aujourd'hui? Ouf, quel four. Ça me semble très mauvais, voire même POURRI. À ne jamais revoir, donc. Bye Cathy, pourtant une si gentille petite fille...


Madhouse Mansion










À 13 ans, je me disais déjà que jamais je ne verrais cette merde, alors... À 30 ans, me voilà toujours vierge de Madhouse Mansion, que je n'ai d'ailleurs jamais vu nulle part (décidément...), et dieu sait que j'ai bien dû visiter une soixantaine de clubs vidéo dans ma vie.


Frozen Scream










Jamais trouvé, donc jamais vu, mais je l'aurais sans doute loué. Semblait pas si mal, à part les deux-trois moustachus déguisés en moines qui surjouaient comme c'est pas permis. Amateurs.


To the Devil a Daughter









Deux autres gros noms sur la pochette : Christopher Lee (M. Dracula en personne) et Natassja Kinski (La féline). Bien que j'appréciais certains extraits, d'autres me laissaient plutôt pantois, et pour cette raison je n'ai jamais cru bon de le louer. C'était pourtant facile, mon Superclub Vidéotron l'avait. J'ai choisi de passer 1000 fois devant sans jamais m'arrêter. Next.


Eerie Midnight Horror Show











Ouh, celui-là m'intriguait pas mal. Les extraits montrés sont plutôt hardcore, surtout la femme qui se fait crucifiée sur une croix. Et que dire de la photo ci-dessus! Dégueulasse, en plein le genre de truc qui me fait peur. Je regarde aujourd'hui le générique de la chose et je me rends compte que, bien que le film ne traîne pas que des éloges derrière lui (loin de là même), quel casting mes amis! Tous des habitués du cinéma d'horreur transalpin; Ivan Rassimov, Gabriele Tinti, Luigi Pistilli, Chris Avram, etc. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à trouver ce film, et aujourd'hui, je n'ai plus vraiment d'intérêt, alors...


Kidnapping of the President













L'extrait What the fuck (kessé ça fait là) de Ça fait peur. Un film de guerre et d'espionnage avec notre compatriote William Shatner... Au secours. Par chance, le vaillant capitaine Kirk n'apparaît dans aucun extrait.


Nightmare













Des extraits malsains comme c'est pas possible. Bon, ok, avec le retour des Deadly Spawn, ce Nightmare in a Damaged Brain, qui arrache toute, est un autre bon coup de Continental Video. Un film qui va trop loin, plus d'une fois, et qui fut longtemps censuré ou même banni dans plusieurs pays. Je voulais tellement le voir que je l'avais commandé de Midnight Video pour 20 dollars américains (mon salaire annuel de camelot de La presse!). Je n'ai pas été déçu. De loin les extraits les plus dérangeants de cette compilation bordélique.


Slayer










Damn, un autre que je n'ai jamais réussi à trouver. Intrigant, violent, un meurtre à la fourche, une tête arrachée par la trappe menant au grenier, une créature vraiment laide hurlant toute sa folie, bref, le genre de film fucked up que j'aimais bien. Jamais vu. Snif.


City of the Walking Dead










Hum. Un grand moment de n'importe quoi. C'est tellement mauvais! Faut croire qu'à l'époque ça m'impressionnait car j'avais également craché 20 dollars US pour ce film. Mal m'en pris. Hugo Stiglitz, l'acteur le plus mauvais depuis... depuis personne! À louer entre amis, mais assurez-vous d'avoir beaucoup d'alcool, pas tant pour vous amuser que pour oublier que vous avez vu cette merde.


Alien Prey










Non merci. Surtout pas avec ce maquillage à la limite du ridicule. Un autre film invisible de toutes les tablettes de tous les clubs vidéo de la terre. Et on se demande pourquoi Continental Video a fait faillite.


Color Me Blood Red










Un film de Herschell Gordon Lewis, en quelque sorte le papa du gore. Mais quel mauvais film! Vu quelques années plus tard, et bien parce que j'étais dans ma phase "H.G. Lewis", non pas parce que les extraits m'avaient impressionné.


2000 Maniacs










Et un autre film de H.G. Lewis. Un peu mieux celui-ci. Je l'ai vu quelques mois plus tard car mon Superclub Vidéotron l'avait en programme double (magnifique grosse pochette) avec Blood Feast (voir plus bas).


Scalps









Un film que je n'ai jamais cherché, jamais trouvé, jamais vu. Les meurtres présentés dans l'extrait sont pas si mal, mais je sais pas; mon petit doigt blessé m'a toujours dit de rester loin de ce produit el cheapo sorti tout droit de l'usine de Fred Olen Ray, bête tâcheron sans âme mais oh combien prolifique (93 réalisations au compteur, et à mon grand dam, son compteur tourne toujours).


BloodFeast









Troisième de Lewis présent sur cette compilation. Le film n'est pas très bon, mais ça, je l'ai su uniquement après l'avoir vu (en programme double avec 2000 Maniacs). J'avoue toutefois que les extraits présentés sont bien crades, et que c'est sans doute ce qui m'a poussé à le voir. Bien vendu, donc, pour une fois.


Ruby










Un des trois films dont il n'est jamais fait mention au bas de l'écran. Le film n'apparaît nulle part sur la pochette, et des extraits très courts sont présentés dans le blitz final, un montage débile de deux minutes regroupant des scènes violentes. Jamais vu, jamais trouvé, jamais tenté quoi que ce soit pour changer la donne.


Night Creature













Deuxième film incognito. Quelques scènes dans le montage gore à la fin. Sans intérêt.


Suicide Cult










Troisième et dernier film fantôme (celui-ci est bel et bien sur la pochette, mais jamais mentionné à l'écran). Un autre réservé uniquement au montage pas très impressionnant qui clôture le film. J'avoue toutefois que cette photo avec le masque m'intrigue.

Fin

***

Alors voilà. C'était ma petite histoire avec Ça fait peur qui, pour une raison ultra obscure, est banni à une seule place dans le monde : en Nouvelle-Écosse, au Canada. (?!?)

Oh, et je vous mets au défi de trouver aujourd'hui une copie de ce film en français. Celui ou celle qui le trouve se méritera... un autographe du minable Hugo Stiglitz. Horreur! Il ne doit même pas savoir écrire.












Urgh. ÇA, ça fait peur.

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14 mars 2007

VHS 9

Secondaire 3, j'ai 16 ans. Je loue quatre, cinq, voire six films d'horreur par semaine. Je loue n'importe quoi, du plus récent blockbuster au plus ancien des films obscures. C'est ma nouvelle passion, et je me dis que j'ai beaucoup de rattrapage à faire. Certes, ça fait déjà quelques années que je réponds "Présent!" quand l'occasion se présente de visionner un film d'horreur, mais là, c'est la folie. Les employés du club vidéo m'appellent par mon nom. Je loue à coup de trois, et je les regarde tous dans la même soirée.

Je saute sur mon vélo, direction club vidéo. Je loue trois films (d'horreur, nul besoin de le préciser, comme je viens de le faire) et reviens chez moi. Sans le savoir, j'avais là, parmi mes trois films de la soirée, celui qui allait devenir "Le film d'horreur de ma vie", "Le numéro 1 de mon Top 3", LE fucking meilleur film d'horreur de tous les temps. Rien de moins.

Ça faisait au moins dix ans que la boîte me terrorisait. Ça faisait au moins dix ans que je reportais sans cesse mon visionnement de la chose. Pourquoi? J'avais peur. J'avais peur d'avoir peur. Je savais que ce serait LE film, MON film, mais j'avais peur de le voir. Je savais que ce serait dégueu, je savais que serait stressant, je savais que ça allait fesser dans le dash. Comme de fait.

Bang.

The Evil Dead


Un film de Sam Raimi, avec Bruce Campbell, Hal Delrich et Ellen Sandweiss, 1982 (certaines sources avancent 1981, 1979,...)

Je l'ai loué en français (L'opéra de la terreur) parce que ça faisait 10 ans que je voyais la pochette en français. En fait, je ne savais même pas que c'était la version française de The Evil Dead. En fait, je ne savais rien, sauf ça allait toute arracher. J'avais raison sur ce point, et je fus servi sur toute la ligne. Sur les deux autres films que j'avais loué, je me souviens d'un seul : The Texas Chainsaw Massacre 2. À cette époque, je n'avais même pas encore vu le premier, mais la bande de tarés sur la pochette du 2 m'attirait. J'avais trouvé le film pas si mal, mais je ne savais pas encore quelle claque monumentale j'allais me prendre quelques années plus tard en voyant son prédécesseur, aujourd'hui dans mon Top 5, sans que je ne puisse toutefois préciser s'il occupe la quatrième ou la cinquième position.


Mon histoire avec L'opéra de la terreur remonte à très loin. Difficile de donner une date précise, mais disons 1984. J'avais sept ans. Après avoir vu la pochette au club vidéo (chaque fois qu'on y allait, je regardais les photos à l'endos, et le coeur me débattait), voilà que le film atterrit à la télé payante. Enfin, voilà ma chance! Le seul problème, c'est que le film passe toujours en pleine nuit (avec raison). Mon père n'ayant jamais voulu me le louer (avec raison), je me suis dit qu'à la télé payante, il me laisserait sûrement le regarder.

Reconstitution dramatique :

-P'pa, tu peux-tu m'enregistrer L'opéra de la terreur cette nuit?

-L'opéra de la terreur?

-Ça commence à minuit quarante-cinq! Bonne nuit!


Le lendemain matin, énervé comme pas un, j'entre dans le salon avec fracas, recule la cassette, m'assied, appuie sur Play. 23 ans plus tard, je ne me souviens foutrement plus de ce que c'était, mais c'était pas L'opéra de la terreur. Déçu comme pas un (transition), j'attends le lever de mon père pour le ramasser.

Reconstitution dramatique :

-Yééééé oùùùù monnnnn filmmm?!? [en colère]

-Ton film de fou? Pff. Sacrament... J'avais commencé à l'enregistrer, j'le r'gardais en même temps, juste pour voir; j'ai toute arrêté après que la femme soit morte pis que les gars l'aye coupée en morceaux. Des écoeuranteries! Tu verras jamais ça, JAMAIS! J'ai même enregistré par-dessus les 20 minutes, pis j't'aller me coucher.

Ayoye... Je vous épargne la reconstitution dramatique de ma crise de larmes.


La charmante photo ci-dessus est tirée de la scène directement responsable du "Tu verras jamais ça, JAMAIS!" de mon père. Pour ceux qui ont le coeur solide et QuickTime, et pour qui une photo ne vaut pas mille mots, mais un court extrait vidéo si, voici la scène dans toute sa splendeur : Ouache

Au cours des quatorze dernières années, combien de fois aie-je vu L'opéra de la terreur? Qui sait... 20, 25, 30 fois? Je le connais par coeur aussi bien en anglais qu'en français. Je l'ai en VHS (ainsi que ses deux suites), je l'ai en DVD (ainsi que ses deux suites, sans compter l'édition spéciale, réplique en latex du Book of the Dead du film), j'ai une figurine à l'effigie de Ash, héros du film (et de la trilogie) interprété par le [insérer ici 42 adjectifs démontrant toute mon admiration] Bruce Campbell, dont je suis un fan fini (j'ai son livre), j'ai également le livre du film, bref, j'vous l'ai-tu dis? Un vrai fan fini.

Je termine malheureusement ce billet sur une note négative (catastrophique?)...

The Evil Dead (2008)

Nonnnnnnnnnnnnnnnnnn

"Join us... JOIN US!" disait les créatures démoniaques dans le film... Avec la rumeur voulant que ce soit le beau Ashton Kutcher qui reprenne le rôle de Ash, je répondrai à cette inquiétante invitation : JAMAIS!, pour reprendre les sages paroles de mon père.

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