4 décembre 2006

Le méchant de l'autobus

Le méchant de l'autobus, c'est moi. La nouvelle mode, semble-t-il, est de prendre deux bancs par personne : un pour les fesses, l'autre pour le sac. Pauvre sac! C'est éreintant de passer sa journée sur le dos de quelqu'un, par terre, dans le casier, sur la table,... Il a droit à son propre banc. Sinon, gare à la DPS! (La Direction de la protection des sacs)

Chaque matin, 7h10, j'entre dans l'autobus. L'allée est bondée, les gens sont entassés comme des sardines (je déteste ces phrases préfaites). Toutefois, ceux et celles qui, comme moi, décident de se frayer un chemin, atteignent le centre de l'autobus pour se rendre compte... qu'il n'y a personne à l'arrière! La liberté, l'espace, le bonheur! Oh, et les gens qui prennent deux bancs.

Voici l'arrière de l'autobus.



Cercle = humain, X = sac

Bon, désolé, je me débrouille en musique, mais pas en dessin.

Donc, revenons à nos moutons (je déteste ces phrases préfaites). Une fois à l'arrière, 19 places assises, 11 personnes, 8 sacs. Trois types : celui qui fait semblant de dormir chaque fois que quelqu'un arrive devant lui, celui qui affiche son plus bel air de «gros méchant marabout ce matin», et l'autre qui te regarde les yeux remplis de «T'es mieux de pas venir ici mon hostie».

Chaque matin, j'en choisi un différent.

Je me plante devant le banc de sa majesté son sac. La personne en question me regarde, semble attendre mon «Svp-Merci» (qui ne vient jamais), soupire, enlève son sac et le met (oh!, souffrance, humiliation!) sur ses genoux. Je m'assieds. Fin.



1- Pourquoi tout le monde reste debout en avant comme du bétail alors qu'il y a huit places assises dans le fond? (l'excuse du «Je me tiens près des portes parce que j'ai peur de ne pas être capable de descendre à mon arrêt» ne tient pas; l'autobus se vide au terminus, au métro, alors impossible de manquer son coup)

2-On paie 63 $ (65 à compter de janvier) pour entrer dans ce truc, soit le double de ce que paient ceux qui prennent deux bancs, pour la plupart des tarifs réduits (carte payée par les parents, de surcroît); on a le droit de s'asseoir, non? Pourquoi devrais-je y aller de mon plus beau «Excuse-moi de te déranger, mais est-ce que tu pourrais enlever ton sac s'il te plaît, j'aimerais m'asseoir? Merci!» No fucking way. Je n'ai rien à te demander. Ton sac, tu l'enlèves, et tu fermes ta gueule.

3-L'autobus est tellement plein (faux, vide à l'arrière) que le chauffeur passe souvent des arrêts sans s'arrêter, au grand dam des gens sur le trottoir qui paient eux aussi 63 $ (65 à compter de Janvier) et qui se les gèlent; je bouillerais de voir l'autobus me passer dans 'face sans s'arrêter parce que des gens sont pris dans la porte alors qu'il n'y a personne à l'arrière.



Le méchant de l'autobus, c'est moi : les gens en avant ne m'aiment pas trop parce que je dois les bousculer un peu pour passer (à eux je m'excuse, par contre; même s'ils choisissent de rester plantés là, ils n'ont pas choisi que la disposition de l'autobus soit si mal foutue), et les gens en arrière rêvent de me battre parce qu'ils doivent enlever leur sac et endurer qu'un coude touche au leur jusqu'au métro.

Nous vivons en société; sauvages, si vous n'êtes pas contents, marchez.

Un peu de nerf, que diable! Unissons-nous, faisons la guerre à ces gens qui ne savent pas vivre, arrêtons de leur fournir les munitions leur permettant de continuer leur petit powertrip!

Merci de voyager ASSIS avec la STM. Bonne journée.

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29 novembre 2006

Ahhhhhh, les années 70 !

Magnifique!

Hier soir, ça faisait 14 heures que j'étais au travail, je n'avais pas dîné, ni soupé, et voilà que mon ami J. m'envoie ce truc exceptionnel.

Faites voyager le lien, tout le Québec doit voir ça!

Montez le son, c'est tout simplement sublime.

À partir de maintenant, et ce jusqu'à la fin de votre vie, chaque fois que vous entendrez les fameuses trois notes de départ lorsque le métro quittera la station, vous entendrez plutôt :



www.infopresse.com/visuel.aspx?id=17976&idimg=1

Désolé, nécessite QuickTime.

...et l'autobus !

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2 novembre 2006

Pagaille à Place-D'Armes

Chaque matin, travail dans le Vieux-Montréal oblige, je descends à la station Place-D'armes. Ce matin, c'est un véritable cirque qui s'est déroulé sous mes yeux, cirque dont je fus bien malgré moi l'instigateur. Explications.

Je monte l'escalier et me dirige vers les foutus tourniquets (ici et ici). J'attends patiemment en ligne pour les franchir, prisonnier dans une mer de monde (c'est après tout la station officielle du Complexe Desjardins, du Palais des Congrès, du Centre de commerce mondial de Montréal, du Complexe Guy-Favreau, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, et du Vieux-Montréal; rien que ça). Il est 7h44, comme à l'habitude.

Une vieille dame (60, 70 ans?) est plantée de l'autre côté des tourniquets, la main tendue en forme de réceptacle prêt à recevoir nos offrandes. Évidemment, ce spectacle est monnaie courante dans le coin, mais dans les trois autres coins aussi. Les gens franchissent les trucs à trois bras sans même la regarder. Il est pourtant difficile de la manquer, sa misère rayonne dans toute la station. À quelques pas de franchir à mon tour l'horreur en métal, ce qu'elle murmurait en boucle me vint enfin aux oreilles :

« Z'auriez pas un ticket de métro, je veux aller voir mon fils qui est malade. »

Bon. J'ai habité deux ans dans une tour de 18 étages au coin St-Urbain/René-Lévesque, et croyez-moi, j'ai tout, mais alors là TOUT entendu. Mes enfants sont malades, j'ai faim, t'as-tu cinq piasses pour que je m'achète du pot, juste une cenne noire pour un beau sourire, s'cuse t'as-tu deux piasses genre, etc. J'en suis venu à me faire une carapace, je n'écoute plus, je ne regarde plus, mais surtout, je ne donne plus.

Nous sommes le 2 novembre, j'ai une toute nouvelle carte autobus-métro, la dame veut aller visiter son fils, je m'adonne à passer par là et à être de bonne humeur, et c'est tout.

2+2=5.

Je sors mon portefeuille de ma poche, franchis le trépied horizontal, sors ma carte, regarde la dame, lui montre ma carte, elle sourit, moi aussi, je lui fais signe de passer, elle fait quelques pas, je passe ma carte dans la fente, et CLAC!!!

Elle franchit le truc.

-Merci monsieur.

-Bienvenue.


C'est là que tout chavire.


-HEY!! HEYYYY!!!!!!!!!!!

Hurlement primitif, dans mes oreilles, à 7h45. Je me retourne, abasourdi par tant de sauvagerie, pour faire face au malappris.

Fuck...



Deux agents de surveillance.

Et rien à voir avec cette photo. Non. Deux malabars d'environ 6 pieds 3, chaque, avancent vers moi. Deux vrais Vikings, la barbe, l'origine scandinave et le sang dans les cheveux en moins. Appelons-les, pour les besoins de la cause, Affolé et Dégénéré. Je déteste les gens qui ne savent pas vivre, agents de surveillance ou non.

Affolé : Hey! On t'a vu, on t'a vu!

Moi : ...

Dégénéré : Madame, madame!!!

Les deux agents arrivaient du Palais des Congrès, un café Tim Horton à la main. Ils sont donc du même côté de la barrière que moi. Je me retourne et regarde la dame disparaître nonchalamment dans l'escalier. J'ai soudainement l'impression qu'elle n'attendait que cela, qu'un bon samaritain lui ouvre tout grand le tourniquet de l'enfer pour qu'elle puisse enfin aller se jeter devant le métro.

Affolé : C'était qui ça? Ta mère?

Moi : Non, j'la connais pas.

Dégénéré : Tu fais passer du monde que tu connais pas?

Moi : Elle quêtait un billet. J'l'ai faite passer avec ma carte.

Des gens ralentissent le pas, observent, écoutent, attendent. À peine quelques secondes se sont écoulées depuis le CLAC fatidique. Après avoir assisté à mon crime, certains ont décidé de rester pour suivre mon procès.

Les deux mastodontes se dressent devant moi. Je ne peux visiblement aller nulle part, bien que ça ne m'ait jamais effleuré l'esprit de me pousser.

Dégénéré : C'est quoi ton nom?

Moi : Pourquoi?

Dégénéré : Tu fais quoi dans 'vie?

Moi : Traducteur.

Arriéré : Traducteur? Les traducteurs, c'est du monde brillant ça, non? Comment ça tu viens d'faire une niaiserie d'même?!?

Moi : Définissez niaiserie, s'il vous plaît.

Dégénéré : Quoi??!?

C'est alors qu'une voix féminine sort de nulle part :

-Laissez-le tranquille!

Les deux agents se retournent et tentent, tout comme moi d'ailleurs, de voir qui a dit ça.

Arriéré : Hey le monde, on s'en mêle pas OK? On continue pis on va travailler.

Dégénéré : Ta niaiserie, c'est qu'tu viens de faire passer quelqu'un a'ec ta carte, pis qu't'as pas l'droit, pis ça fait qu't'es dans l'trouble à matin.

Moi : Ok. Merci, c'est plus clair.

Un homme dans la cinquantaine, très bien habillé, coiffé, droit, mallette à la main, journal Métro roulé dans l'autre, ne se gêne pas et se plante à côté de moi :

-Hey franchement les gars, come on, y'a laissé passer une vieille madame malade...

Dégénéré : Monsieur, vous êtes qui vous, vous faites quoi là?!?!? Vous êtes pas mêlé à ça.

À ma grande surprise, l'homme va jusqu'au bout :

-M'as t'en faire chus pas mêlé à ça! On l'a vu l'monsieur faire passer la femme, on est toutes témoins, pis y'a ben faite de l'faire à part de d'ça.

Moi : Monsieur, monsieur, merci, mais j'crois pas que...

L'homme me coupe au beau milieu de ma phrase et y va de son plus beau :

-Belle gang de criss... Vous aimez ça écoeurer le monde, hein? Courez don après ceux qui font des graffitis, pis des vols, pis laissez tranquille le monde qui aide les autres, ostie!

J'étais sous le choc. C'est alors que la même voix féminine retentit à nouveau (et là j'ai vu de qui ça provenait), mais je ne pourrais reproduire ici ce qu'elle a dit, les deux agents commençaient à parler en même temps, et surtout à s'énerver, parce l'homme continuait sur sa lancée!

La situation se corsait, je ne savais pas quoi faire, j'avais envie de m'en mêler, ce fiasco étant après tout mon oeuvre, mais en même temps, je n'étais pas d'accord avec la tournure des événements.

Dégénéré commence à sortir de ses gonds. Je regarde donc Arriéré.

Moi : Je fais quoi?

Arriéré : Quoi?

Moi : JE FAIS QUOI??!?

Arriéré : Tu restes là!

Trois ou quatre passants enguirlandent maintenant les agents. Parmi eux, un homme que je vois chaque matin dans l'autobus depuis deux ans!

Moi : J'ai une contravention ou pas?

Arriéré : Hey, tu vois pas qu'on est débordés?!? Tu vois toute la marde que t'as starté?! Si t'avais pas faite ta Mère Thérésâ...

Moi : N'importe quoi...

Le conflit se dissipait peu à peu, surtout après que Dégénéré ait menacé d'émettre un constat d'infraction à tout le monde ici présent. Une nouvelle mer de monde se pointe dans le haut de l'escalier.

Arriéré et Dégénéré réussissent enfin à disperser la petite foule. Ils me font signe de me tasser sur le côté. Ils semblent tous deux ébranlés. C'est ici que Dégénéré devient Secoué, et Arriéré, Déconcerté. Et c'est ici que je passe d'Effronté à Coopératif.

Secoué : Pfffffff... Ciboire, ça s'peux-tu?!?!?

Coopératif : Désolé.

Secoué : Bon. Là, tu vas aller travailler, pis oublie pas une affaire : le métro, c'est pas gratuit, le monde, y payent pour prendre ça, pis la madame, elle aurait dû payer comme tout le monde. T'avais pas d'affaires à la faire passer.

Coopératif : Je l'sais. Désolé.

Déconcerté : Tu l'as déjà dit, ça. Awèye, circulez.

Une fois à l'extérieur, je me suis rendu compte que je tremblais un peu.

Je regarde ma montre.

7h50.

Six minutes plus tôt, j'enfreignais la loi. Six minutes plus tard, et surtout une rencontre avec deux Vikings et une horde de villageois enragés plus tard, j'étais enfin libre.

J'espère que votre fils va mieux, madame.

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12 septembre 2006

Aux armes citoyens!

Bon, ok, à vos téléphones, plutôt...

Depuis la rentrée, au lendemain de la Fête du travail, ne trouvez-vous pas que vos déplacements sont de plus en plus difficiles, ceux et celles qui doivent prendre l'autobus? Ça fait à peine deux semaines que le nouvel horaire d'automne est en vigueur, et c'est déjà le foutoir dans mon quartier. Des écoles primaires et secondaires, un cégep, une station de métro, et au moins quatre grosses intersections; voilà mon trajet matin et soir.

Et la charmante STM a décidé qu'un autobus aux quinze minutes, c'était amplement suffisant. Euh,... On parle ici de l'heure de pointe, d'une période d'environ deux heures durant laquelle des dizaines de milliers de travailleurs/euses et étudiants/es doivent prendre l'autobus pour se rendre à destination.

Aux 15 minutes??

Résultat : des attroupements monstres aux arrêts; des autobus bondés; des gens entassés comme du bétail; des bus qui nous passent dans la face sans même s'arrêter parce qu'ils sont pleins jusqu'à l'escalier devant la porte; des retards à n'en plus finir; de la frustration, de la frustration et,... Euh, oui.

Ce matin, ma chauffeuse, exaspérée et frôlant la dépression de voir son autobus plein à craquer et de se faire engueuler par les gens parce qu'elle n'est pas à l'heure, remettait aux usagers que nous sommes un petit feuillet. Un truc concocté par le syndicat des employés de la STM. Bon, j'ai mes propres idées arrêtées sur les syndicats, et également sur les chauffeurs de bus, mais bon; passons outre ces considérations, car il s'agit là d'un tout autre débat, et allons droit au but :

****
Manque d'autobus
Autobus bondés
Autobus en retard
Temps d'attente interminable
Diminution de services aux voyageurs

Manifestez votre mécontentement face à la diminution de service en téléphonant au :

PLAINTES : 514.786.4636 (faites le 4, puis le 3)
RÉGION EST : 514.280.6450
RÉGION OUEST : 514.280.6381
RÉGION CENTRE : 514.280.6373

Ou encore

commentaires@stm.info

****

N'hésitez pas à appeler ou à vous rendre sur le site, et foutez le bordel.

Eh voilà. Il fallait que j'en parle, parce que crisse, croyez-moi, j'ai appelé dès mon arrivée tardive, une fois de plus, au bureau.

Oh, et c'est moi, là, dans l'échelle; photo prise ce matin.

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20 mai 2006

Top 5 des irritants dans le Métro

5- Dans un wagon. Un homme termine sa lecture, referme son journal, le laisse tomber « subtilement » par terre (non non, personne ne m'a vu faire) ou le lance non subtilement sur le banc libre en face de lui (oui oui, j'en ai rien à foutre, j'assume mon geste). C'était si dur de le garder dans ta main, sur tes cuisses, de le mettre dans ton sac, ou dans ta poche? Et je fais quoi, moi? Je lui dis de le ramasser, je le sermonne, et je cours le risque de me faire engueuler, battre ou poignarder??? Trop risqué. Je prends alors mon trou, et je le trouve stupide, dans ma tête, pas trop fort, de loin.



4- Devant le tourniquet. C'est l'heure de pointe, des centaines et des centaines d'usagers franchissent les tourniquets chaque minute. Monsieur passe sa carte d'autobus dans la fente à la vitesse de l'éclair, sur son air d'aller. Mauvaise réponse, petit X rouge. Bang! Tout le monde autour se demande s'il pourra encore avoir des enfants. Surpris, il réessaie. Non. Humilié, il la passe à nouveau, plus lentement. Non plus. Tout le monde attend derrière lui. En colère, il coupe dans la ligne du tourniquet suivant, puis passe sa carte tout doucement dans la fente. Rien à faire. Il essaie encore, en regardant les gens autour, cherchant leur approbation comme quoi ces cartes ne valent rien. Pourtant, 120 personnes sont passées depuis sa première tentative. Il recule, coupe une fois de plus dans la ligne du tourniquet suivant. Le X rouge est plus fort que lui. Après avoir foutu le bordel à tous les tourniquets, et surtout après avoir coupé tout le monde en sauvage plus d'une fois, il se dirige (enfin) vers le contrôleur, pour l'engueuler, bien sûr.



3- Dans un wagon. C'est ma station, je me lève, me plante devant les portes. La plupart du temps, lorsque les portes s'ouvrent, le troupeau sur le quai se divise en deux groupes bien distincts, libérant ainsi le passage. Mais y'a toujours des exceptions. Le connard qui reste planté en plein milieu, qui n'a rien compris, et qui pète les plombs si on a le malheur de le toucher au passage. La madame qui, aussitôt les portes ouvertes, se lance tête première et joue du coude pour se frayer un chemin. On comprend, madame, que vous voulez une place assise; on aimerait toutefois, autant que possible, sortir du wagon sans se faire casser deux côtes flottantes.


Imposteur!

2- Dans l'escalier mécanique. C'est l'heure de pointe, et les milliers de fourmis que nous sommes à se frayer un chemin dans ces dédales avons pour la plupart la décence de ne serait-ce que tenter de ne pas nuire à la circulation. L'escalier fait deux milles de long, on voit très bien jusqu'en haut. En un rapide coup d'oeil, on peut donc clairement déduire que : A) dans la voie de droite, les gens sont plantés là et attendent d'être rendus en haut; et B) la voie de gauche appartient aux gens en forme, pressés, en retard, ou ayant tout simplement le goût d'avancer. Wow, serait-ce la même chose que sur la route, en voiture? Oui!, bravo! Alors pourquoi, mais alors là pourquoi se planter dans la voie de gauche et rester là? Comment ne pas vous rendre compte que tout le monde marche devant vous et que personne ne bouge à votre droite? Seriez-vous par hasard la seule et unique personne dans cette foule à n'avoir rien compris? Ne vous retournez surtout pas, vous risqueriez de voir le visage de tous ces gens qui viennent de freiner brusquement dans votre dos et qui rêvent de vous lancer en bas...



1- Devant le tourniquet. C'est le matin, il est 7h15, quatre autobus régurgitent un flot de passagers devant la station. 172 personnes s'engouffrent dans l'escalier pour finalement se retrouver, une fois en bas, devant trois misérables tourniquets. 1, 2, 3, GO! Carte mensuelle, clac, monsieur passe, correspondance, clac, un autre monsieur, billet, clac, un étudiant passe, et là, tout d'un coup, oups... Madame s'arrête brusquement devant le tourniquet. Elle ouvre son sac, elle cherche. Pendant ce qui semble être une éternité, des dizaines d'usagers passent le tourniquet à sa gauche, à sa droite. Tout le monde vient de freiner derrière elle (voir l'escalier mécanique). Elle fouille, elle fouille, et trouve enfin sa carte. Yé! Ah, fuck, c'est sa carte du mois passé, qu'elle conserve pour une raison obscure,... Elle poursuit ses recherches, pour finalement se rappeler qu'elle l'avait dans sa poche. Elle franchit le tourniquet avec succès! Il est maintenant 9h00, elle vient de rater les 22 derniers trains, et ceux et celles qui descendaient l'escalier en même temps qu'elle ce matin entament leur deuxième café au travail.

La STM vous remercie de votre compréhension.

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