Le méchant de l'autobus
Le méchant de l'autobus, c'est moi. La nouvelle mode, semble-t-il, est de prendre deux bancs par personne : un pour les fesses, l'autre pour le sac. Pauvre sac! C'est éreintant de passer sa journée sur le dos de quelqu'un, par terre, dans le casier, sur la table,... Il a droit à son propre banc. Sinon, gare à la DPS! (La Direction de la protection des sacs)
Chaque matin, 7h10, j'entre dans l'autobus. L'allée est bondée, les gens sont entassés comme des sardines (je déteste ces phrases préfaites). Toutefois, ceux et celles qui, comme moi, décident de se frayer un chemin, atteignent le centre de l'autobus pour se rendre compte... qu'il n'y a personne à l'arrière! La liberté, l'espace, le bonheur! Oh, et les gens qui prennent deux bancs.
Voici l'arrière de l'autobus.

Cercle = humain, X = sac
Bon, désolé, je me débrouille en musique, mais pas en dessin.
Donc, revenons à nos moutons (je déteste ces phrases préfaites). Une fois à l'arrière, 19 places assises, 11 personnes, 8 sacs. Trois types : celui qui fait semblant de dormir chaque fois que quelqu'un arrive devant lui, celui qui affiche son plus bel air de «gros méchant marabout ce matin», et l'autre qui te regarde les yeux remplis de «T'es mieux de pas venir ici mon hostie».
Chaque matin, j'en choisi un différent.
Je me plante devant le banc de sa majesté son sac. La personne en question me regarde, semble attendre mon «Svp-Merci» (qui ne vient jamais), soupire, enlève son sac et le met (oh!, souffrance, humiliation!) sur ses genoux. Je m'assieds. Fin.

1- Pourquoi tout le monde reste debout en avant comme du bétail alors qu'il y a huit places assises dans le fond? (l'excuse du «Je me tiens près des portes parce que j'ai peur de ne pas être capable de descendre à mon arrêt» ne tient pas; l'autobus se vide au terminus, au métro, alors impossible de manquer son coup)
2-On paie 63 $ (65 à compter de janvier) pour entrer dans ce truc, soit le double de ce que paient ceux qui prennent deux bancs, pour la plupart des tarifs réduits (carte payée par les parents, de surcroît); on a le droit de s'asseoir, non? Pourquoi devrais-je y aller de mon plus beau «Excuse-moi de te déranger, mais est-ce que tu pourrais enlever ton sac s'il te plaît, j'aimerais m'asseoir? Merci!» No fucking way. Je n'ai rien à te demander. Ton sac, tu l'enlèves, et tu fermes ta gueule.
3-L'autobus est tellement plein (faux, vide à l'arrière) que le chauffeur passe souvent des arrêts sans s'arrêter, au grand dam des gens sur le trottoir qui paient eux aussi 63 $ (65 à compter de Janvier) et qui se les gèlent; je bouillerais de voir l'autobus me passer dans 'face sans s'arrêter parce que des gens sont pris dans la porte alors qu'il n'y a personne à l'arrière.

Le méchant de l'autobus, c'est moi : les gens en avant ne m'aiment pas trop parce que je dois les bousculer un peu pour passer (à eux je m'excuse, par contre; même s'ils choisissent de rester plantés là, ils n'ont pas choisi que la disposition de l'autobus soit si mal foutue), et les gens en arrière rêvent de me battre parce qu'ils doivent enlever leur sac et endurer qu'un coude touche au leur jusqu'au métro.
Nous vivons en société; sauvages, si vous n'êtes pas contents, marchez.
Un peu de nerf, que diable! Unissons-nous, faisons la guerre à ces gens qui ne savent pas vivre, arrêtons de leur fournir les munitions leur permettant de continuer leur petit powertrip!
Merci de voyager ASSIS avec la STM. Bonne journée.
Le méchant de l'autobus, c'est moi. La nouvelle mode, semble-t-il, est de prendre deux bancs par personne : un pour les fesses, l'autre pour le sac. Pauvre sac! C'est éreintant de passer sa journée sur le dos de quelqu'un, par terre, dans le casier, sur la table,... Il a droit à son propre banc. Sinon, gare à la DPS! (La Direction de la protection des sacs)
Chaque matin, 7h10, j'entre dans l'autobus. L'allée est bondée, les gens sont entassés comme des sardines (je déteste ces phrases préfaites). Toutefois, ceux et celles qui, comme moi, décident de se frayer un chemin, atteignent le centre de l'autobus pour se rendre compte... qu'il n'y a personne à l'arrière! La liberté, l'espace, le bonheur! Oh, et les gens qui prennent deux bancs.
Voici l'arrière de l'autobus.

Cercle = humain, X = sac
Bon, désolé, je me débrouille en musique, mais pas en dessin.
Donc, revenons à nos moutons (je déteste ces phrases préfaites). Une fois à l'arrière, 19 places assises, 11 personnes, 8 sacs. Trois types : celui qui fait semblant de dormir chaque fois que quelqu'un arrive devant lui, celui qui affiche son plus bel air de «gros méchant marabout ce matin», et l'autre qui te regarde les yeux remplis de «T'es mieux de pas venir ici mon hostie».
Chaque matin, j'en choisi un différent.
Je me plante devant le banc de sa majesté son sac. La personne en question me regarde, semble attendre mon «Svp-Merci» (qui ne vient jamais), soupire, enlève son sac et le met (oh!, souffrance, humiliation!) sur ses genoux. Je m'assieds. Fin.

1- Pourquoi tout le monde reste debout en avant comme du bétail alors qu'il y a huit places assises dans le fond? (l'excuse du «Je me tiens près des portes parce que j'ai peur de ne pas être capable de descendre à mon arrêt» ne tient pas; l'autobus se vide au terminus, au métro, alors impossible de manquer son coup)
2-On paie 63 $ (65 à compter de janvier) pour entrer dans ce truc, soit le double de ce que paient ceux qui prennent deux bancs, pour la plupart des tarifs réduits (carte payée par les parents, de surcroît); on a le droit de s'asseoir, non? Pourquoi devrais-je y aller de mon plus beau «Excuse-moi de te déranger, mais est-ce que tu pourrais enlever ton sac s'il te plaît, j'aimerais m'asseoir? Merci!» No fucking way. Je n'ai rien à te demander. Ton sac, tu l'enlèves, et tu fermes ta gueule.
3-L'autobus est tellement plein (faux, vide à l'arrière) que le chauffeur passe souvent des arrêts sans s'arrêter, au grand dam des gens sur le trottoir qui paient eux aussi 63 $ (65 à compter de Janvier) et qui se les gèlent; je bouillerais de voir l'autobus me passer dans 'face sans s'arrêter parce que des gens sont pris dans la porte alors qu'il n'y a personne à l'arrière.

Le méchant de l'autobus, c'est moi : les gens en avant ne m'aiment pas trop parce que je dois les bousculer un peu pour passer (à eux je m'excuse, par contre; même s'ils choisissent de rester plantés là, ils n'ont pas choisi que la disposition de l'autobus soit si mal foutue), et les gens en arrière rêvent de me battre parce qu'ils doivent enlever leur sac et endurer qu'un coude touche au leur jusqu'au métro.
Nous vivons en société; sauvages, si vous n'êtes pas contents, marchez.
Un peu de nerf, que diable! Unissons-nous, faisons la guerre à ces gens qui ne savent pas vivre, arrêtons de leur fournir les munitions leur permettant de continuer leur petit powertrip!
Merci de voyager ASSIS avec la STM. Bonne journée.
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