Monday, May 23, 2011

Scream 4
Un film de Wes Craven, 2011
Avec Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette


Je ne suis vraiment pas le plus grand fan de cette série. En fait, je ne l'aime pas, point. J'aime pas le genre d'humour smartass qu'emploie Craven, genre, « Ah ha, le comédien joue dans un film d'horreur le rôle d'un jeune qui connaît toutes les règles des films d'horreur,... Ah ha. ». Non. J'accuse même Craven d'avoir tué l'horreur au milieu des années 90, avec son Scream premier du nom. Il aura fallu presque 15 ans avant que l'horreur ne redevienne sérieux, grave, violent, révoltant. 15 ans de rigolade, de « je me prends pas au sérieux », de « Ah ha!, essayez de deviner qui est le méchant garnement qui tue tous ces jeunes fades qui sortent tous de séries-télé plus moches les unes que les autres! »,...


Bref, inutile de vous dire que je ne suis pas fan du 2 et du 3 non plus, qui sont encore plus vaseux que le premier. Mais ici, oh, surprise, ce 4 n'est pas déplaisant du tout. Je me suis tapé ça de A à Z sans trop me faire chier, sans trop regarder ma montre (sauf peut-être vers la fin), et sans trop désespérer d'la vie non plus. Ceci étant dit, on a quand même un peu beaucoup l'impression d'assister à une relecture du premier, un genre de reboot, qui annonce une nouvelle trilogie (rien n'est moins certain toutefois, le film ayant assez sévèrement floppé à peu près partout dans le monde; gageons que les deux prochains, si deux prochains il y a, sortiront directement en DVD, et ne seront pas réalisés par Papa Craven).


C'est en tous les cas bien filmé, bien éclairé (c'est une grosse production, ça se sent), bien joué par une bande de « vieux » habitués (Campbell, Cox et Arquette) et de jeunes, et c'est super, super violent. Les meurtres sont tous (un peu trop) inventifs (ça sent le brainstorming pour trouver des façons originales de tuer), et surtout hyper violents/sanglants. Du poignardage sauvage, comme on les aime (!). Surprenant, pour un film classé 13+. Là où ça craint, c'est au niveau de l'écriture, avec un foutu scénario qui essaie beaucoup trop fort de brouiller les cartes. Bref, c'est du Scream tout craché, inutile de chialer là-dessus, c'est la même chose dans les quatre films.


Également au rayon des agacements : les 3-4 faux punchs du début (le film dans le film dans le film; enough), ainsi que la « finale », qui doit bien s'étirer sur à peu près 30 minutes; des rebondissements à n'en plus finir, du monde qu'on croyait mort qui n'en finissent plus de se relever, des explications du « pourquoi on a fait ça » farfelues et tirées par les cheveux, bref, ça vient un peu gâcher la sauce de la première moitié du film, qui s'en tirait plutôt bien jusque là. Reste tout de même la belle Neve Campbell qui ne vieillit pas, ce goofy de David Arquette, toujours aussi sympa, beaucoup de meurtres très sanglants, ainsi qu'une bonne réalisation de Pépère Craven qui, une maudite chance, se reprend après son immonde-plate-à-chier-moche-nul-poche My Soul to Take, sorti l'an dernier dans l'indifférence la plus totale, AVEC RAISON.


6 sur 10

Bande annonce :

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Thursday, April 21, 2011

Quand Le silence des agneaux rencontre Le Diablo
The Rite (2011)


Un film de Mikael Håfström (réalisateur de 1408, tiré de la nouvelle de Stephen King)

Avec l'intense Sir Anthony Hopkins, le fade Colin O'Donoghue, la légende Rutger Hauer, et la quelconque Alice Braga

Quand j’ai vu la bande-annonce y’a de ça quelques mois, je me suis dit : « Non ». Quand j’ai eu l’occasion de le regarder récemment, je me suis dit : « OK ». C’est comme ça, je n’y peux rien! Je n’ai aucune volonté quand je suis placé devant un film d’horreur; AUCUNE. Je regarde tout, n’importe quoi, même si ça ne m’intéresse pas du tout. Je suis gravement atteint.

En gros, un jeune homme veut devenir prêtre, mais finalement, no
n. Il n'a pas la foi. Il est envoyé à Rome afin de pousser un peu plus ses études, et ainsi devenir,... exorciste. Mouin. Par un concours de circonstances, il se retrouve le « genre d'assistant » d'Anthony Hopkins, le meilleur exorciste en Italie, semble-t-il. Évidemment, comme on l'a tous vu dans la bande-annonce, Hopkins sera lui-même possédé par le malin. Notre jeune intrépide qui n'a pas la foi saura-t-il le sauver? Do we care?


« Je suis très possédée. Grrr. »

Le film est pas si mal. Je m'attendais à pire, mais c'est pas la grosse affaire non plus. Les images sont belles (il aurait fallut être vraiment cave et aveugle pour rater des prises de vue à Rome, ville fascinante s'il en est une). Le jeune dans le rôle du prêtre est poche. Rutger Hauer est totalement sous-utilisé. Alice Braga me laisse entièrement de glace, mais je semble bien seul dans mon camp, à lire tout ce qui se dit sur elle sur la toile. Les scènes d'exorcisme sont banales, et rappellent parfois L'Exorciste, mais après LE film de possession, n'importe quel autre film de possession ne peut que paraître bien fade à côté. Et Sir Hopkins? Bah, il en fait parfois des tonnes, comme d'habitude, mais y'a quand même quelque chose d'intense le bonhomme, dans le regard, dans le geste. Oui, c'est Hannibal Lecter en exorciste, mais quand même; respect.


« Je suis très intense. Rawwwrrr! »

Non, j'ai trouvé que l'intérêt du film résidait ailleurs. Ça avance tranquillement, les choses se placent, les événements se succèdent, un semblant de logique s'installe; tout ce que les gens ont trouvé emmerdant du film, c'est ce que j'ai préféré. Disons seulement que l'exorcisme final, sans rien révélé des trois dernières minutes,...


« Je suis très fade. lol. »

Dommage. Ce qui s'enlignait vers un genre de 6.5 sur 10 a rapidement droppé à 5. Y'en a marre de ces fins télégraphiées de merde. Un peu de surprise parfois, que diable (hi hi). Est-ce trop demandé? La réponse est : Oui.

À voir? Pas vraiment, non. Totalement dispensable. Comme je le pensais après avoir vu la bande-annonce. Minable? Ben non, voyons. Un deuxième visionnement un jour? Non, la vie est trop courte. Next.

5/10

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Friday, November 19, 2010

Henry 2, un ami qui ne vous veut pas du bien

C'est quoi?

Henry : Portrait of a Serial killer 2 - Mask of Sanity (1996)


Wow! Quelle magnifique pochette! NOT.

C'est de qui?


Chuck Parello (The Hillside Strangler, Ed Gein)

C'est comment?

C'est pourri. Dommage, car le premier est un véritable classique extrêmement solide, très bien filmé, bien produit, et Michael Rooker assure grave dans le rôle de Henry. Plus je pense au premier, et plus j'me dis qu'il mériterait sans doute sa place au soleil, dans mon Top 10. Mais cette suite inutile, dix ans plus tard,... quel torchon dull à chier. Un gâchis spectaculaire.

L'histoire?

Henry (campé par un autre acteur au « talent » incroyablement limité) poursuit son chemin sur les routes états-uniennes. Sans le sou, sans toit ni loi, il se trouve une job dans une entreprise miteuse spécialisée en location de ... toilettes portatives. Oui, les cabines vartes qu'on retrouve dans tout bon show extérieur. Deux de ses collègues de travail (mari et femme) acceptent de l'héberger dans leur maison, le temps qu'il se ramasse du fric. Il appert toutefois que l'hôte a également une job de nuit... il incendie des commerces, à contrat, genre pour les assurances. Il embarque rapidement notre Henry 2 (lol) dans ses magouilles. Mais vient ensuite le tour de notre Henry 2 d'embarquer son nouvel ami dans les siennes, c'est-à-dire : tuer des innocents. Oh, et y'a aussi la fille de la soeur de la femme du collègue (...) qui habite avec eux dans la maison, genre de fille instable, artiste à ses heures, troublée, qui finit par tomber amoureuse de notre Henry 2... tout cela va bien évidemment mal se terminer. Fin.


Henry 2 passe plus de la moitié du film à livrer des toilettes portatives. Du grand Art.

Appréciation additionnelle?


C'est vraiment mauvais. Pendant 1 h 30, on voit notre Henry 2 débarquer des toilettes vartes d'un trailer, les installer dans un parc, ou sinon, passer ses nuits à mettre le feu avec son complice, dans des restaurants, des ateliers de mode, des entrepôts, des usines désaffectées,... C'EEESST PLAAATE. zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz. Assez ordinaire, pour un film censé nous montrer les frasques d'un TUEUR EN SÉRIE.

Et les acteurs/actrices, comment s'en sortent-ils?

Terriblement mal. Ils s'en sortent juste pas, en fait. On a ici affaire à un produit banal, très banal, et personne n'a l'air de vraiment y croire... Le pauvre Neil Giuntoli fait tout son possible pour ressembler à l'excellent Michael Rooker du premier, mais ça donne pas mal rien d'autre qu'un Epic FAIL... Mains constamment dans les poches de son jacket, regard menaçant à rabais, air grave risible, yeux méchants de pacotille, jamais de sourire... rien n'y fait. Une véritable caricature (ratée) sur deux pattes que notre pauvre Henry 2. Son collègue de travail pyromane est « un peu » mieux que lui (Rich Komenich), alors que la meilleure du film la femme de ce dernier, jouée par la belle Kate Walsh, qui connaîtra la gloire une décennie plus tard en jouant aux doctoresses dans Dre Grey. Parions qu'elle doit aujourd'hui essayer ben-ben fort de ne pas se souvenir qu'elle a joué un jour dans Henry 2.

Pis le sang, la violence, le gore, les meurtres pis toute?

Moche, moche, moche, moche et moche. Les pires chorégraphies de bagarres de toute l'Histoire du cinéma. Meurtres sans intérêt. Violence inexistante. Tension zéro. Un comble, vraiment, quand on pense à la réussite qu'est le premier.


L'ami de Henry est meilleur acteur que lui.

Est-ce tout de même à voir?


NON! Bien sûr que non. Revoyez encore et encore le premier à la place. Dites-vous que je me serai sacrifié pour vous en visionnant cette suite de marde. Le pire, c'est que la bande-annonce fait paraître le film presque pas si pire, puisqu'on y voit pratiquement tous les meurtres, ces meurtres poches qui occupent environ 4 minutes du film, qui dure 90 minutes, rappelons-le. Belle job de bande-annonce crosseuse. Ça fait au moins ça de réussi.

Bande-annonce : Cliquez ici

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Maison

Non, je parle pas du film House de 1986.

Non, il ne s'agit pas du Docteur House non plus.

Pas plus que d'un remake du House de 1986.

Ni de « l'autre » film de maison hanté HouseHausu », Japon, 1977... pour voir la bande-annonce d'un film FUCKÉ, c'est par ici que ça se passe : cliquez ici. Si vous consommez des drogues hallucinogènes et que vous voulez faire un bad trip TOTAL pendant deux minutes [épileptiques, passez votre chemin!], cliquez ici).

Ben, on parle de quoi alors?

On parle de House, le 34e film à porter ce nom, réalisé par Robby Henson en 2008.



L'histoire? À la suite d'un double flat, un couple se voit forcé de passer la nuit dans une immense maison dans les bois, un genre d'auberge. Surprise, un autre couple est déjà là, eux-aussi victimes d'un double flat sur la route. On fait ensuite la connaissance des trois weirdos qui mènent l'hôtel : le père et la mère, et leur fils cinglé. La menace? Un quatrième personnage rôde à l'extérieur, un tueur communément appelé le Tin Man, qui exige qu'on lui offre une victime avant le lever du jour, sans quoi il va tuer tout le monde dans la baraque.

Ça démarre pas si mal. Les 15 premières minutes, c'est le couple vedette sur la route, perdu, comme toujours dans ce genre de film. On fait également la connaissance du shérif de ce trou perdu, campé par Michael « Reservoir Dogs » Madsen. Une fois dans la maison, à la suite du double flat, on fait la rencontre du deuxième couple pogné là. Puis, le père et la mère (déjà ensemble dans le Devil's Rejects de Zombie; Bill « Texas Chainsaw Massacre 2 » Moseley et Leslie « Police Academy 1 à 7 (!) » Easterbrook) font leur apparition dans le décor, avec leur fils débile, véritable frère jumeau de notre Paul Ahmarani national. On arrive à la marque des 30 minutes. C'est à partir de là que ça se gâte.


Le sosie de James Blunt et le sosie de Paul Ahmarani, à l'heure du souper.

La prochaine heure est confuse, tous les personnages sont séparés dans cette immense maison (principalement dans le véritable labyrinthe qu'est le sous-sol), ils ont tous des hallucinations d'une faute qu'ils ont commis dans le passé, une jeune fille aux cheveux noirs et au visage pâle, les yeux cernés mauves, tente de les aider (est-ce un fantôme? est-elle réelle? en fait, son s'en crisse), bref, ça cafouille dans tous les sens, ça s'enfonce, on s'emmerde, on comprend pas trop. Puis, finalement, quand on commence à comprendre,... ben, on s'en fout comme de l'an 40. C'eeeeeeest plate.


« Je m'amusais beaucoup plus dans Police Academy... »

Y'a une grosse morale chrétienne gnangnan sur le péché, les fautes commises, la rédemption, le pardon... * * * Michael Madsen (qu'on voit genre 5 minutes dans le film, même pas) joue complètement à côté de la track; il regarde jamais au bon endroit, il a l'air saoul et sur la coke ben raide,... une bien triste fin de carrière... * * * Bill Moseley et Leslie Easterbrook (qu'on voit genre 5 minutes dans le film, même pas) en font des tonnes dans le rôle du couple méchant... Moseley surtout, qui a l'air de s'emmerder ben raide et qui est là pour collecter son chèque... * * * Les quatre « jeunes » (les deux couples) sont pas vraiment intéressants,... * * * Des péripéties confuses, on n'a jamais peur, on ne sent jamais la menace, y'a une patente de « trois règlements » de tuage de Dieu qui est pas intéressante, la fin est confuse, y'a un genre de twist poche et crissement mal exécuté,...


Cette scène n'est pas dans le film... C'est une photo random que j'ai trouvé. Dommage.

Le cas typique de « On met des gros noms de l'horreur au générique, comme pour se donner de la prestance, pour se faire respecter par les vieux fans », mais on les voit juste 4 minutes dans le film. Je me demande encore pourquoi je l'ai toffé jusqu'à la fin, celui-là.

C'est sanglant? Non. C'est terrifiant? Non. C'est amusant? Non. C'est chiant? Oui.

Passez votre tour, y'a bien d'autres maisons plus intéressantes à visiter que celle-là.

3 sur 10.

Bande annonce : cliquez ici

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Tuesday, November 16, 2010

Les repreneurs

Repo Men
Un film de Miguel Sapochnik, 2010
Avec Jude Law, Forest Whitaker et Liev Schreiber




Je croyais que c'était un remake du vieux film (1984) avec Emilio Esteves (que j'ai jamais vu), mais ça semble pas être le cas. (Bon, évidemment, le vieux s'appelle Repo MAN, versus Repo MEN en 2010, mais quand même; je croyais au remake, bon.)

En gros, Jude Law et Forest Whitaker, deux amis d'enfance, travaillent pour une grosse compagnie sans âme (comme l'employeur pour qui je travaille, tiens) qui fabrique des orgranes internes humains (coeur, poumons, etc.) aux fins de greffe sur ceux et celles dans le besoin. C'est comme un genre de Brault et Martineau de la chirurgie : les nouvellement greffés ont le loisir de rembourser leur transplantation à la semaine, au mois, genre Ne payez rien avant 2014,... Et la job de nos Repo Men, ben c'est d'aller collecter les mauvais payeurs... en reprenant l'organe greffé, tout simplement. Comme ça, à froid, sur le plancher, sur une table, en pleine rue, sur le trottoir,... bistouri, incision, on sort ton coeur artificiel, on repart avec, tu meures. Fin.



Parlant de 2014, l'histoire se déroule dans le futur, mais l'année exacte n'est jamais précisée (à moins que si, mais que je portais pas trop attention). Parce que j'ai trouvé ça un peu long, et pas vraiment trop excitant. Et justement, en parlant de fufur,... voici en gros les titres qui me venaient en tête (trop souvent) en regardant le film :

- Blade Runner (beaucoup trop)
- A.I.
- Minority Report
- Total Recall
- etc., etc., etc.

Le plus (+)

- Jude Law est vraiment cool, la grande classe, comme d'habitude, avec son accent charmant;

- C'est hyper gore et hyper (très) violent;

- C'est bien filmé, quoique vu 1000 fois ailleurs;

- Une excellente bagarre entre Law et Whitaker : très violent, très physique, un véritable pétage de yeule en règle`;

- Un carnage inouï en fin de film, alors que Jude Law tue à peu près 35 personnes en deux minutes, à coups de marteau, de scie, de couteau,... massacre total.




Le moins (-)

- Ben, justement, ça ressemble juste comme trop à 42 autres films;

- Forest Whitaker, mais je suis pas une référence parce que je l'ai jamais vraiment aimé, à part dans Ghost Dog: The Way of the Samurai;

- Liev Schreiber, sur le pilote automatique total, genre « Je viens collecter mon chèque de paie; c'est quel film qu'on tourne ici déjà? »;

- Trop long;

- On se perd un peu, y'a trop de péripéties, et c'est pas très prenant comme histoire;

- Le carnage inouï, en fin de film, est pas mal un plagiat de la scène dans Oldboy (Chan-wook Park), quand Dae-su Oh fait le ménage dans un corridor à coups de marteau;

- La fin, très bof, qui se la joue très Total Recall.



Récapitulons :

Ça vaut la peine d'être vu? Pas vraiment, non.

La bande annonce : cliquez ici

Le carnage final : cliquez ici

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Wednesday, November 10, 2010

À quatre pattes, la face dans le cul

The Human Centipede (First Sequence)
Un film de Tom Six, 2009

Synopsis : Un chirurgien Allemand spécialisé en séparation de siamois (il a peut-être participé à l'opération dans Basket Case!) vraiment étrange et inquiétant kidnappe trois touristes (deux Américaines et un Japonais, tous trois dans la vingtaine) afin de faire du trio un... centipède humain (!).

'faut le voir pour le croire, voici une photo de la chose :



That's right. Aux termes d'une longue et précise opération, ce cinglé a relié les trois jeunes personnes ensemble, une vraie job de « ass to mouth » des plus mongoles.



Imaginez un instant ce qui arrive quand le premier en avant mange, puis digère,... That's right. Ça nourrit la deuxième. Et une fois que le deuxième maillon de la chaîne a digéré les excréments du premier en avant... C'est au tour de la troisième de manger.

Il leur a également sectionné les tendons des genoux ou je ne sais trop quoi; ils sont donc pognés à quatre pattes, dans l'impossibilité de se lever. La première moitié du film s'intéresse surtout aux deux Américaines et à comment elles se sont retrouvées à frapper à la porte du docteur dément, et la deuxième, sur ce centipède de fou, prisonnier d'une maison dont le sous-sol est transformé en véritable hôpital où se déroule les pires expérimentations.

J'ai aimé


L'acteur dans le rôle du docteur (freak en esti); les deux actrices qui jouent les Américaines sont pas si mal, le Japonais fait aussi la job; le film alterne constamment entre trois langues, soit l'allemand avec le docteur, l'anglais avec les filles et le japonais avec le gars; le setting de la maison, avec son sous-sol, sa piscine intérieure, son immense cour; le carnage final, la fin tragique, le malaise; l'atmosphère « unique » qui se dégage de toute la patente; c'est bien filmé, même si le réal abuse vraiment trop des plans sur rails;

J'ai moins aimé


Les deux policiers, vraiment caves, comme c'est trop souvent le cas dans ce genre de film de séquestration; une première partie parfois un peu longuette; quelques invraissemblances, du genre « Maudite conne! Pourquoi t'as faite ça? T'aurais dû faire ça à 'place! », comme c'est trop souvent le cas dans ce genre de film de séquestration (décisions illogiques, stupides); c'est pas aussi « choquant » que bon nombre de commentaires le laissent croire un peu partout sur le Web, mais c'est peut-être juste moi qui est désensibilisé.

All in all, c'est pas mal du tout, ça mérite très certainement un visionnement pour les fans de cinéma « autre ». Vivement la suite, prévue pour 2011.

Bande-annonce :

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Thursday, November 04, 2010

Le Top du Top

33 ans (d'horreur) et toutes mes dents. C'est l'heure du bilan.

Mon Top 10 à vie

Première position
The Evil Dead
(possession)
Sam Raimi, 1981



Mon fameux L'opéra de la terreur... vu, revu et rerevu 1000 fois, en anglais comme en français. Quel chef-d'oeuvre. L'entrée fracassante de Sam Raimi dans le monde du cinéma. Bruce Campbell aussi. Un duo du tonnerre, responsable de deux suites complètement folles. (Le 2 est d'ailleurs considéré comme le chef-d'oeuvre du lot. Désolé, pour moi, c'est le premier.) L'arrivée des jeunes au chalet... Le souper... La découverte du magnétophone et du livre... Ensuite, PAF; IN YOUR FUCKING FACE, JUSQU'À LA FIN. Frénétique. Dégueu. Sauvage. Tendu. Dégoulinant. Génial. Inégalé.


Deuxième position
Anthropophagus
(cannibales)
Joe D'Amato, 1980




Trouvé dans le bargain bin d'un Club vidéo International, circa 1992. Payé 4 piasses, avec boîte originale, en français. Mais surtout, fully uncut. La claque. Clairement un de mes films cultes, à vie. J'me tannerai jamais. Tisa Farrow? George Eastman? Zora Kerova? Fuck yeah! Du gros calibre. Je lis souvent un peu partout que la première heure est super dull, qu'il ne se passe absolument rien; je ne suis pas d'accord. L'ambiance s'installe, l'île est creepy à souhait, on ne sait pas trop ce qui se passe,... Arrivent ensuite les 25 dernières minutes, où tout bascule; le sang gicle, des gorges sont mordues puis déchiquetées, un foetus est arraché et mangé; du grand Art.


Troisième position

Burial Ground
(morts-vivants)
Andrea Bianchi, 1981



J'ai vu ça pour la première fois j'étais en sixième année du primaire. Traumatisme. Ça m'avait écoeuré ben raide. Mais fasciné, en même temps. L'ai ensuite acheté, je ne sais plus où, quelque part au début des années 90 (grosse pochette d'origine, version française, fully uncut). J'adore ce film-là. Vraiment. L'arrivée des voitures au manoir, la présentation des personnages, puis l'arrivée des morts dans le décor,... tellement creepy comme film. Des morts-vivants lents, séchés, habillés comme des vieux moines,... Une fin incroyablement nihiliste, sombre, annonçant, comme la fin du Zombi 2 de Fulci, une continuité tout sauf rose pour l'Humanité... J'adore quand ce sont les morts qui gagnent, quand tous les vivants se font arracher.


Pour le reste : pas d'ordre précis. Random. Y'a juste mon Top 3 dont je sois certain.

Dans le désordre :

The Texas Chain Saw Massacre (tueur fou)
Tobe Hooper, 1974




Vu, revu et rerevu une bonne dizaine de fois. N'a jamais perdu de sa force de frappe. Quel coup de maître. Voilà exactement la bible du « Comment faire un film qui fesse dans l'dash, avec peu d'argent et beaucoup de passion ». Malade.

The Exorcist (possession)
William Friedkin, 1973




Quel film solide. Mise en scène d'une main de maître. Interprètes en béton. Effets et maquillages toujours aussi impressionnants presque 40 ans (!) plus tard. Un classique indémodable, un sujet freakant, une exécution sans faille.

Zombi 2 (morts-vivants)
Lucio Fulci, 1979




Mon meilleur de Fulci. Probablement LE film qui m'a fait réellement apprécier le travail des Italiens dans le domaine (horreur), qui m'a donné le goût d'en voir plus, beaucoup plus. Avec ma Tisa Farrow, en plus. Excellent travail de Fulci (et de son maquilleur de mongol, De Rossi). Oh, et la musique! Excellente trame sonore. J'adore ce film.

Amityville II : The Possession (possession)
Damiano Damiani
, 1983



Probablement le titre de ma liste qui va le plus faire lever de sourcils dans l'auditoire. Mais j'y peux rien. Ce film me fait freaker ben raide. Always had, always will. Vraiment, vraiment épeurant, « dans mon livre à moi ».

Dawn of the Dead
(morts-vivants)
George A. Romero, 1978




C'est un cliché, c'est souvent le préféré de tout le monde, mais c'est également le mien. J'aime bien le premier, j'aime encore plus son remake de Savini, Day of the Dead est hardcore en esti mais manque un peu d'âme, et tous les autres après... moches, à différents degrés d'un film à l'autre. Dawn of the Dead est juste parfait. J'avais à peu près 15 ans quand je l'ai vu pour la première fois, et ça m'a marqué ben raide. Je l'ai revu une dizaine de fois depuis, et c'est toujours aussi réussi.

N'importe quel Friday the 13th (de 1 à 7) (tueur fou)
Plusieurs réalisateurs, 1980 à 1988










Jason, c'est mon meilleur tueur à vie. Une machine. Une usine à tuer sur deux pattes. Pas d'humour stupide à la Freddy, pas d'émotions (ou si peu), que du meurtre. J'aime tous les films jusqu'au 7, pour différentes raisons. Cette série est MA série de films d'horreur fétiche. Team Jason forever.

The Return of the Living Dead (morts-vivants)
Dan O'Bannon, 1985




Tellement fun. Tellement gore. Tellement d'ambiance. Tellement de « punks » (hum) qui se font bouffer la tête. J'ai vu ce film j'avais même pas 10 ans. Traumatisme. Je l'ai revu récemment, avec (l'excellent) commentaire du réal, et ça a super bien vieilli, si on passe outre les coiffures, les « punks » (hum), etc., bien sûr. Du bonbon.


Mentions (très) honorables

Fright Night (1985) (vampires)



Halloween 3
(1982) (euh... masques tueurs? (!))



Basket Case
(1982) (monstre)



Re-Animator
(1985) (morts-vivants)



Terror Train
(1980) (tueur fou)



Jaws
(1975) (monstre)



The Amityville Horror
(1979) (possession)



Rabid
(1977) (organique)



Cannibal Holocaust
(1980) (cannibale)



The Shining
(1980) possession)



Poltergeist (1982) possession)



Demons
(1985) (possession)



Hellraiser
(1987) (monstre)




En résumé

Sur 23 films (incluant mes 13 mentions honorables...)

Genres

Possession : 7
Morts-vivants : 5
Tueur fou : 3
Cannibales : 2
Monstre : 2
Vampires : 1
Horreur organique : 1
Euh... Masques tueurs? (!!) : 1

Par pays

États-Unis : 15
Italie : 5
Canada : 2
U.K. : 1

Par décennie

1950 : 0
1960 : 0
1970 : 7
1980 : 16
1990 : 0
2000 : 0
2010 : 0

Au rayon des remakes de marde

The Evil Dead --> En développement. Date de sortie inconnue.

Anthropophagus --> Rien.

Burial Ground --> Rien.

The Texas Chain Saw Massacre --> Sorti en 2003. Verdict : j'ai pas aimé. Contrairement à tout le monde. Considéré comme un remake réussi.

The Exorcist
--> Rien.

Zombi 2
--> Rien.

Amityville 2 : The Possession
--> Rien.

Dawn of the Dead
--> Sorti en 2003. Verdict : pas pire. Considéré comme un remake réussi.

Friday the 13th --> Sorti en 2003. Verdict : gros bof. Considéré comme un remake poche.

The Return of the Living Dead --> Rien.

Fright Night --> Sortie prévue en 2011.

Halloween 3 --> Rien.

Basket Case --> Rien.

Re-Animator --> Rien.

Terror Train
--> En développement. Date de sortie inconnue.

Jaws --> Rien.

The Amityville Horror --> Sorti en 2005. Verdict : sans intérêt. Considéré comme un remake correct.

Rabid --> Rien.

Cannibal Holocaust --> Rien (mais une suite est en développement; du même réalisateur).

The Shining --> Sorti en 1997, à la télé. Stephen King détestait l'adaptation de Kubrick. Il a supervisé celle-ci. Pas vu. M'intéresse pas. Considéré comme... je le sais pas.

Poltergeist --> Rien

Demons --> Rien.

Hellraiser --> Sortie prévue en 2012.


En conclusion


Mon Top 3 : années 80 les trois

Les 23 au total : majoritaire années 80

Années 90 et 2000 : complètement absentes de mon Top 3 (et même de mon Top 23).

Quand je pense que le plus récent (sur 23) date de 1987... J'avais 10 ans!

Je m'engage, d'ici quelques jours ou semaines, à faire mon Top 10 des années 90 et 2000. Cinq de 90 à 2000, et cinq de 2000 à 2010, tiens; comme ça, pas de jaloux.

PS : le nombre d'heures que j'ai pu passer à fouiller les confins d'Internet pour dénicher certains posters... J'ai découvert de vétaritables trésors. Des sites obscurs que les moteurs de recherche ne trouvent même pas. Je partagerai quelques-unes de mes trouvailles avec vous au cours des mois à venir.

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Saturday, September 18, 2010

Les grandes enquêtes de BenjamAnt_IV

Hier soir, en regardant la pelletée de cochonneries que contenait mon Publi-Sac... je suis tombé sur la circulaire de Hart, bien sûr. Un nain contournable.



Après l'avoir feuilletée rapidement et m'être bien bidonné (y'a une page complète de « vêtements » de la collection Playboy!, photos de femmes en tenue aguichante à l'appui!! -- Hart; la première circulaire 18 ans et +?), juste avant de la pitcher dans mon gros bac bleu de banlieue, que vois-je?, à l'endos?



Des« Jetés imprimés d'aspect vison » (??) de loup!! «Super imprimés d'animaux », est-il également mentionné. Après les chandails de la semaine dernière, c'en était trop. Je savais que je devais faire quelque chose. Hart a-t-il réussi à détrôner la chaîne de magasins Rossy, anciennement grande ambassadrice des chandails de loup? Je devais en avoir le coeur net. Je devais me sacrifier. Je devais remettre les pendules à l'heure. Je devais arrêter de commencer toutes mes phrases par « Je devais ». Il était temps de remettre mon habit de reporter et de foncer sur le terrain. « It's a dirty job, but someone's got to do it. »

Samedi matin, 10 h 05; arrivée à l'incroyable(ment minable) centre d'achats Duvernay. La bête est bel et bien là : elle s'affiche même de l'extérieur.



Y'a pas grand monde à 'messe, comme dirait l'autre. Je sais pas comment ce centre d'achats fait pour survivre. Il était là quand nous sommes arrivés à Laval en 1987, et il y est toujours en 2010, même si y'a jamais un chat.


Bonus sur la photo : le vieux bonhomme qui se fouille dans les culottes à pleines mains. La grande classe. Un habitué de la place (il traîne là depuis au moins 1987).

Je m'apprête à pénétrer dans le ventre de la bête... j'ai des sueurs froides, les mains moites, la gorge sèche; mais dans quelle espèce de galère me suis-je embarqué?!? ENTRER DANS UN HART??!! SEUL?!? NON ARMÉ??!? ...Ah pis fuck; c'est pas vrai que j'aurai fait 4 minutes de char pour rien.

De toute façon, j'ai dit à ma femme où je me rendais, lui expliquant à quel point cette mission était dangereuse; en larmes, elle me suppliait de ne pas y aller, mais rien n'y fit; je lui ai fait jurer, pendant que je reculais dans le driveway, que si elle n'avait pas de nouvelles de moi d'ici midi,... d'alerter LCN, et la police. Dans cet ordre.

Je prends mon courage à une main (l'autre était occupée à tenir le kodak) et j'entre. Le magasin est pratiquement désert (une balle de foin roulait, allée 6). Une seule (vieille) caissière, deux ou trois personnes (âgées) qui attendent pour payer leur boîte de « Biscuits MARIA, 800 g, 1,50 $ : PRIX CHOC! » (circulaire de la semaine, page 1).

Je me dirige lentement mais sûrement vers la section des vêtements pour hommes; je savais pertinemment que j'allais y trouver quelque chose à me mettre sous la dent (NON, je n'avais pas en tête de me mettre les chandails dans la bouche...). Et c'est là que... oh mon dieu... il est maintenant temps de me la fermer et de laisser les images parler d'elles-mêmes.


Hallucinant.


Retentissant.


Fascinant.


Époustouflant.


Sacrament...

Le gros kit! Un aigle, un loup, une moto; THE LEGEND! Rien de moins. Un grand cru. Spectaculairement laitte.

Cette vision affligeante me fascinait. J'en voulais plus! Encore, encore, et encore! Intrépide, je quitte la section des hommes et me dirige vers la section des coussins...


Éblouissant.


Confondant.

J'étais tout près de la section des draps et couvartes;... je pouvais sentir l'odeur des « jetés imprimés d'aspect vison » !! (??)


Stupéfiant.

Une vielle dame passe près de moi pendant que je prends la photo. Elle me regarde drôlement.

-Madame! Est-ce que je peux prendre une photo de vous à côté de la couverte de loup? Je fais un reportage pour LCN!
-Non.
- OK.

On dirait qu'elle ne m'a pas cru. J'avais pourtant l'air d'un vrai journaliste à l'aspect soigné! [bermudas gris foncé; sandales sport; tee-shirt blanc Reebok; veste à capuchon bleu marine à moitié zippée; cheveux en broussaille; barde de 17 jours et demi; haleine de café]. Tant pis. Je me retourne; Wow!


Sidérant.

Avant de quitter, je me suis dit : et la section des vêtements pour enfants, elle?


Devant.


Gros plan sur la manche.


Derrière (bébelle qui sonne en sortant non comprise).

Comme j'allais ranger mon appareil dans ma poche et quitter, la même vieille dame repasse près de moi.

-Madame...
-Non.
-OK.

Dommage. Je quitte rapidement, sans me retourner. Enfin de l'air frais! (ça sent... « spécial », dans un Hart.) Assis dans ma voiture, l'horloge indique 10 h 24. Mission accomplie! Je n'en reviens pas encore que j'ai survécu à ça. Je mets la clé dans le contact et je retourne à la maison, triomphant.

C'était BenjamAnt, à Laval.

Merci de magasiner chez Hart. (et de ne rien acheter; juste prendre des photos pendant 20 minutes.)

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